Changement d’heure : Trump veut supprimer l’heure d’été, la Suisse répond

La Suisse avancera ses horloges d’une heure dans la nuit du 29 au 30 mars, alors qu’aux États-Unis, Donald Trump promet de supprimer ce système jugé coûteux.

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Heure d'été
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Alors que le débat sur la pertinence de l’heure d’été se ravive, la Confédération reste alignée sur ses voisins européens. Le changement d’heure continue de susciter des oppositions, notamment en raison de ses effets sur la santé et sa réelle utilité énergétique.

Le passage à l’heure d’été a été instauré en Suisse en 1981. Il s’inscrivait dans un effort de coordination avec les pays limitrophes, en pleine période de réflexion sur les économies d’énergie. Aujourd’hui, bien que de nombreux pays réévaluent cette pratique, elle reste en vigueur sur le territoire helvétique, jusqu’au 26 octobre prochain selon le calendrier officiel.

Un changement automatique mais critiqué

Dans la nuit du 29 au 30 mars, à 2 heures du matin, les horloges suisses passeront directement à 3 heures. Pour les usagers, ce décalage s’opère généralement sans action manuelle : téléphones portables, ordinateurs, feux de circulation, gares ou clochers sont équipés de systèmes automatisés. Ce gain de confort technique ne suffit pourtant pas à éteindre les critiques persistantes.

Depuis son introduction, le dispositif fait débat. Ses opposants mettent en avant les perturbations qu’il cause au rythme biologique, chez les humains comme chez les animaux. Selon les informations relayées par Blick, ces effets sur la santé, combinés à une efficacité énergétique contestée, alimentent les appels à une remise en question de cette routine semestrielle.

Donald Trump veut tourner la page

Outre-Atlantique, le président élu Donald Trump a clairement exprimé son intention d’abolir l’heure d’été. En décembre dernier, il écrivait sur son réseau Truth Social que « l’heure d’été est peu pratique et très onéreuse », affirmant que son parti supprimerait ce système s’il revenait au pouvoir. Cette déclaration a ravivé une polémique déjà présente aux États-Unis, où de nombreux États avaient envisagé de quitter le système de double horaire.

Dans ce contexte, la position suisse contraste fortement avec celle des États-Unis. Le maintien du passage à l’heure d’été traduit un attachement à l’harmonisation européenne, plus qu’une volonté nationale indépendante. Selon le média helvétique, cette décision reste motivée par la coordination logistique et économique avec l’Union européenne.

Un dispositif en sursis en Europe

Si la Suisse maintient le changement d’heure, elle le fait en cohérence avec une Union européenne qui débat elle aussi de l’avenir de cette mesure. En 2019, le Parlement européen avait voté en faveur de sa suppression, mais l’application concrète de cette décision a été repoussée à plusieurs reprises, notamment à cause de la pandémie.

Cette incertitude laisse la Suisse dans une position d’attente. Tant que Bruxelles n’a pas tranché, Berne suit le mouvement. Le sujet, pourtant, ne semble plus susciter l’urgence initiale. Les autorités helvétiques, bien que conscientes des critiques, n’ont pas annoncé de remise en cause prochaine de l’heure d’été, comme le souligne la même source.

Le retour à l’heure dite « normale » est prévu pour le 26 octobre, lorsque les horloges seront ramenées de 3 heures à 2 heures. Jusqu’à cette date, la Suisse poursuivra le rythme instauré depuis plus de quatre décennies, indépendamment des remises en question qui émergent dans d’autres régions du monde.

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