Les prévisions météorologiques pour l’été 2025, d’après les modèles saisonniers, indiquent des températures anormalement élevées, avec des chances de surpasser les moyennes historiques de 70 à 80 %. Après un printemps caractérisé par des conditions plutôt sèches et un début de saison marqué par des températures relativement douces, ces chiffres laissent présager une canicule en approche.
Ce type de climat est généralement synonyme de journées ensoleillées, mais la présence d’orages pourrait venir nuancer ces prévisions. Mikhaël Schwander, météorologue de l’office suisse de la météorologie, souligne que les températures plus élevées sont souvent associées à un temps sec, mais ce n’est pas toujours systématique.
Selon ses analyses, les conditions de l’été dépendent fortement des précipitations précédentes et des conditions atmosphériques locales, comme il l’a expliqué lors d’une interview sur La Matinale de la RTS.
L’impact des orages et de la convection
Les orages, souvent dus à des phénomènes de convection atmosphérique, joueront un rôle clé cet été. Ces orages peuvent contribuer à modérer l’impact de la chaleur en apportant des averses locales et en favorisant l’évapotranspiration.
Ce phénomène, qui correspond à la quantité d’eau évaporée par les sols et les végétaux, pourrait limiter les risques de sécheresse. Mikhaël Schwander explique que si les sols et la végétation sont suffisamment humides, la formation d’averses et d’orages serait plus probable.
En revanche, si le printemps est particulièrement sec et que les conditions météorologiques estivales favorisent des anticyclones, la probabilité d’orages diminue, entraînant une sécheresse plus marquée. Ces éléments ont été partagés par MétéoSuisse dans ses prévisions pour les mois à venir.
Une saison estivale marquée par l’incertitude
Les prévisions à long terme pour l’été 2025, bien que relativement optimistes en termes de chaleur, restent teintées d’incertitude. En effet, la quantité de pluie au printemps aura un impact considérable sur la végétation et la capacité des sols à retenir l’humidité, influençant ainsi l’intensité et la fréquence des orages.
Les experts de l’agence météorologique suisse précisent qu’il est encore trop tôt pour établir un pronostic totalement fiable concernant la répartition exacte des températures et des précipitations.
Les variations locales de l’humidité et de la température, comme celles observées l’année dernière, pourraient avoir un effet déterminant sur le climat de l’été. Ces considérations sont reprises par Mikhaël Schwander dans ses analyses pour le média helvétique.








