Le directeur général du groupe horloger Swatch, Nick Hayek, a vu son salaire diminuer en 2025. Cette baisse de rémunération survient après une année compliquée pour l’entreprise, qui a enregistré une chute importante de ses bénéfices.
Le rapport annuel de la société, publié récemment, révèle que la rémunération totale de la direction générale a baissé, atteignant 20,6 millions de francs contre 22,8 millions en 2024. La présidente Nayla Hayek a également vu sa rémunération réduite, passant de 3,3 millions de francs à 3 millions.
Un bénéfice net en chute pour Swatch
En 2025, Swatch a connu une année particulièrement difficile sur le plan financier, avec un bénéfice net de seulement 25 millions de francs, contre 219 millions en 2024, selon le dernier rapport annuel du groupe. Cette chute spectaculaire des bénéfices s’explique par plusieurs facteurs. Le groupe horloger a pris la décision de ne pas recourir au chômage partiel, malgré une sous-utilisation de ses capacités de production. Cette stratégie visait à maintenir l’intégrité de ses effectifs et à se préparer à une reprise éventuelle. Cependant, cette décision a engendré des coûts élevés, qui ont contribué à l’effondrement des résultats financiers du groupe.
En dépit de ces difficultés, Swatch reste optimiste. Le groupe prévoit une reprise progressive de ses activités, soutenue par un fort rebond au quatrième trimestre 2025. Le chiffre d’affaires a augmenté de 7,2 % durant cette période, une performance qui a été attribuée à une accélération de la demande dans tous les segments de prix et à une croissance notable sur les marchés mondiaux. Cette hausse des ventes à la fin de l’année est un signe positif pour le futur, bien que l’année globale reste marquée par des pertes importantes.
Réduction des rémunérations en réponse à la situation difficile
Le directeur général du groupe horloger Swatch, Nick Hayek, a vu son salaire diminuer en 2025, s’élevant à 4,7 millions de francs contre 5 millions l’année précédente. Cette baisse ainsi que celle des autres membres de la direction générale reflète la volonté de Swatch de s’ajuster à la réalité économique difficile du moment. En période de turbulences financières, les entreprises ajustent souvent les compensations de leurs dirigeants pour maintenir l’équilibre entre performance économique et morale des employés. En réduisant les rémunérations des dirigeants, Swatch montre son engagement à se serrer la ceinture et à aligner ses résultats financiers avec les attentes du marché et des actionnaires.
Cette réduction des salaires intervient alors que la société est confrontée à une compétition accrue dans le secteur de l’horlogerie de luxe, où les marges bénéficiaires sont de plus en plus serrées. De plus, les coûts de production ont augmenté en raison des prix des matières premières, ce qui a impacté directement la rentabilité de l’entreprise. Bien que le groupe soit parvenu à maintenir un certain niveau de ventes, la gestion de la production et des coûts reste un défi majeur pour l’avenir.
Les perspectives de reprise avec une note d’optimisme
Malgré les difficultés rencontrées, Nick Hayek et la direction de Swatch restent optimistes pour l’avenir. Ils mettent en avant la performance du quatrième trimestre comme un signe de la résilience de l’entreprise. En effet, la hausse de 7,2 % du chiffre d’affaires, générée dans tous les segments de prix et dans toutes les régions du monde, est un indicateur positif qui pourrait signaler une reprise dans les années à venir, indique Watson. Les dirigeants de Swatch soulignent que les investissements dans la production et la distribution devraient permettre à l’entreprise de se remettre sur pied à court terme.
Cependant, le chemin reste semé d’embûches, notamment en raison des incertitudes économiques mondiales et de la pression croissante sur les marges. Pour que Swatch retrouve une trajectoire de croissance solide, il lui faudra continuer à naviguer dans un environnement de marché difficile tout en optimisant ses coûts et en développant ses segments de produits les plus rentables.








