1,7 million de Suisses sont touchés par ce problème de santé qui coûte 15 milliards à l’économie chaque année

Cette problématique coûte chaque année 15 milliards de francs à la Suisse, impactant gravement la santé publique et l’économie.

Publié le
Lecture : 2 min
Suisses
1,7 million de Suisses sont touchés par ce problème de santé qui coûte 15 milliards à l'économie chaque année : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Les troubles du sommeil représentent un fardeau économique considérable pour la Suisse, avec des coûts annuels estimés à 15 milliards de francs. Cette somme, qui inclut à la fois les coûts directs liés aux soins de santé et les pertes de productivité, place la Suisse au sommet des pays européens en termes de dépenses liées à la santé du sommeil. 

Une étude récente met en lumière l’ampleur de ce problème, qui touche près de 1,7 million de personnes dans le pays. Les conséquences de ces troubles sont loin de se limiter aux problèmes individuels de santé, car ils impactent également l’économie et les systèmes de soins.

Le coût caché des troubles du sommeil pour l’économie suisse

Ce n’est pas qu’une question de fatigue : les troubles du sommeil en Suisse ont un impact financier colossal. D’après l’étude publiée dans le European Journal of Neurology, ces troubles coûtent chaque année 15 milliards de francs à la société suisse. Ce montant inclut les coûts directs liés aux soins médicaux, mais aussi les coûts indirects, comme les absences au travail et la perte de productivité. Avec des coûts par habitant qui atteignent 1696 francs (bien plus que la moyenne européenne de 620 euros), la Suisse se distingue par des dépenses élevées liées au manque de sommeil.

L’apnée du sommeil, l’un des troubles les plus courants, en est la principale responsable, avec un coût annuel de 8,6 milliards de francs. Ce trouble, qui entraîne des arrêts respiratoires pendant le sommeil, touche une part importante de la population, entraînant des traitements coûteux et un suivi médical complexe. L’insomnie chronique, qui perturbe le sommeil pendant des semaines ou des mois, représente un autre fardeau de 4,2 milliards de francs. À cela s’ajoute le syndrome des jambes sans repos, avec ses mouvements désagréables qui gênent le sommeil, coûtant 2,3 milliards de francs supplémentaires.

Au-delà des chiffres, ces troubles ont un véritable impact sur le quotidien des Suisses, rendant la gestion de la santé publique et des entreprises de plus en plus complexe. Avec des coûts aussi élevés, il devient urgent de repenser les stratégies de prévention et de traitement de ces troubles, car leur impact dépasse largement le cadre des seuls soins médicaux.

Qui sont les plus touchés et pourquoi cela doit nous alarmer ?

Si vous pensez que les troubles du sommeil ne touchent que les personnes âgées, détrompez-vous. En Suisse, les jeunes adultes souffrent de plus en plus de troubles du sommeil, une tendance alarmante qui s’accélère. Toutefois, les femmes et les personnes âgées restent les plus touchées. Le stress, les modes de vie modernes, et les environnements de travail intenses jouent un rôle majeur dans cette crise du sommeil.

Les conséquences ne sont pas que physiques. Ces troubles augmentent le risque de maladies graves comme les troubles cardiovasculaires, le diabète, et la démence. De plus, ils sont souvent associés à des problèmes psychologiques tels que la dépression et l’anxiété. Ces troubles du sommeil chroniques nuisent non seulement à la qualité de vie des individus, mais entraînent également un coût social important. La Suisse doit ainsi trouver des solutions pour éviter que cette problématique ne se transforme en une crise de santé publique à part entière.

Les neurologues qui ont contribué à cette étude, dont le professeur Claudio Bassetti de l’Université de Berne, soulignent l’importance d’une prise en charge plus proactive et d’une sensibilisation accrue sur ce sujet, relève Blick. Les autorités suisses et les entreprises doivent agir rapidement pour mettre en place des politiques de prévention, mais aussi pour mieux traiter ces affections, qui ne cessent d’augmenter.

Laisser un commentaire

Share to...