Grosse surprise : Les Suisses sont moins assidus que leurs voisins européens au travail selon ce nouveau classement

Les Suisses travaillent en moyenne 35 heures par semaine, mais d’autres pays européens affichent un temps de travail encore plus élevé.

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Grosse surprise : Les Suisses sont moins assidus que leurs voisins européens au travail selon ce nouveau classement : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

En Europe, la Suisse se distingue par un temps de travail relativement élevé, mais elle n’est pas la championne en la matière. Si les Suissesses et Suisses consacrent en moyenne 35 heures par semaine à leur emploi, d’autres pays européens affichent des durées de travail plus longues, notamment en Europe de l’Est. 

Cependant, le modèle suisse est marqué par une répartition spécifique des tâches entre hommes et femmes, ce qui affecte les statistiques globales. Cette situation révèle des contrastes notables entre les pays, notamment entre ceux qui favorisent un équilibre travail-vie privée et ceux où l’intensité du travail est plus marquée.

La Suisse : un travailleur moyen plus impliqué

Les statistiques récentes de l’Organisation internationale du travail (OIT) indiquent que les Suisses travaillent en moyenne 35 heures par semaine, ce qui les place parmi les travailleurs les plus assidus en Europe. Cette moyenne inclut les salariés, les travailleurs indépendants et les personnes à temps partiel. Toutefois, les hommes, qui ont tendance à occuper des emplois à temps plein, enregistrent une moyenne de 39 heures par semaine, tandis que les femmes, souvent plus nombreuses à travailler à temps partiel, consacrent environ 30 heures par semaine à leur activité professionnelle.

Comparée à d’autres pays européens, la Suisse se distingue par des horaires de travail relativement longs. L’Italie, qui affiche une moyenne de 34 heures, est le pays qui s’en rapproche le plus, tandis que des pays comme la France (31 heures) et l’Autriche (28,5 heures) montrent une durée de travail hebdomadaire bien inférieure. Cependant, certains pays d’Europe de l’Est, comme la Bosnie ou le Monténégro, affichent des horaires nettement plus longs qu’en Suisse, dépassant régulièrement 40 heures par semaine.

En Suisse, malgré cette pression horaire, le pays bénéficie d’une productivité élevée et d’une forte compétitivité économique, ce qui est perçu comme une preuve que les efforts supplémentaires des travailleurs suisses sont payants.

L’écart entre la Suisse et ses voisins : des enjeux économiques

L’écart de temps de travail entre la Suisse et ses voisins suscite des discussions, en particulier en Allemagne, où les dirigeants politiques ont exprimé des inquiétudes à ce sujet. Friedrich Merz, chancelier allemand, a récemment critiqué l’écart de travail entre les deux pays, affirmant que les Allemands travaillaient 200 heures de moins que les Suisses chaque année. Selon lui, cet écart de productivité est lié à une « morale du travail » différente en Allemagne, où l’augmentation du nombre d’heures de travail n’a pas conduit à des gains significatifs de productivité, rapporte Blick. En effet, l’économie allemande a montré une croissance modeste de 0,2% en 2025, soulignant l’impact limité de ces heures supplémentaires sur la performance économique.

Cette situation est également préoccupante pour l’Allemagne, qui a vu sa productivité stagner ces dernières années. D’un autre côté, la Suisse, avec ses longues heures de travail, enregistre une productivité parmi les plus élevées au monde. Ce contraste met en lumière l’enjeu économique d’une gestion du temps de travail optimisée pour maintenir un équilibre entre performance et qualité de vie. Pour certains économistes, cela soulève la question de la manière dont les pays devraient adapter leurs politiques de travail pour maximiser à la fois le bien-être de la population et l’efficacité économique.

Cependant, ces écarts sont aussi influencés par des facteurs sociaux et culturels. Par exemple, dans des pays comme la Bosnie ou l’Albanie, où les femmes sont moins nombreuses à travailler (environ 50% de la population féminine active en Bosnie), la durée moyenne de travail par personne active est bien plus élevée, atteignant plus de 40 heures par semaine. Cette situation reflète un modèle économique où la division du travail est encore largement inégale entre les sexes, et où les tâches domestiques pèsent davantage sur les femmes, réduisant leur participation à la vie professionnelle.

Dans des pays comme les Pays-Bas, où la durée de travail moyenne est de 27 heures par semaine, le modèle de travail partiel est largement répandu, en particulier chez les femmes. Cette flexibilité permet une meilleure gestion du temps, favorisant un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Les pays scandinaves, comme la Norvège, la Suède et le Danemark, suivent une tendance similaire, où les travailleurs ont un temps de travail moyen inférieur à 30 heures par semaine. Cette gestion plus souple du temps de travail est souvent liée à une politique sociale plus avancée, qui permet aux travailleurs d’être plus productifs tout en préservant leur bien-être.

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