Perle des Alpes suisses, cette destination de prestige est prisée par les amateurs de ski, de randonnée et de paysages majestueux à prix de luxe. Cependant, derrière ce cadre idyllique se cache une réalité économique difficile pour les résidents et les visiteurs à long terme.
Le marché immobilier de la région, déjà élevé, connaît une inflation continue, alimentée par une forte demande et des contraintes géographiques. Cette situation rend l’accès à la propriété de plus en plus complexe et pose des défis majeurs pour ceux qui cherchent à s’établir durablement dans la région.
Un marché immobilier ultra-luxueux alimenté par la demande internationale
Zermatt, avec son image de station haut de gamme, attire chaque année un nombre croissant de touristes fortunés, mais aussi des investisseurs étrangers à la recherche de propriétés de prestige. Ces dernières années, l’immobilier à Zermatt a pris une tournure encore plus exclusive, avec des prix qui atteignent désormais 16’000 francs suisses le mètre carré en moyenne, soit une augmentation de 4,6 % au cours des douze derniers mois. Ces chiffres font de la ville l’une des plus chères du pays, devant des destinations comme Gstaad ou St. Moritz.
L’influenceuse et agente immobilière, Ari Reid, qui possède une large communauté sur Instagram et TikTok, a récemment évalué le marché immobilier à Zermatt dans ses vidéos. Elle a souligné que Zermatt, célèbre pour ses sentiers de randonnée, son domaine skiable et ses activités de plein air, est devenue un lieu où les investisseurs se battent pour acquérir des biens immobiliers de luxe. Ce phénomène est particulièrement visible dans les chalets et villas, souvent proposés à des prix exorbitants. Le faible nombre de propriétés disponibles, associé à une demande qui ne faiblit pas, contribue à la hausse des prix.
Les restrictions concernant les nouvelles constructions dans la région rendent la situation encore plus complexe. Zermatt, en raison de son statut de station touristique haut de gamme, est soumise à une réglementation stricte concernant l’urbanisme et la préservation de son environnement naturel. Ces restrictions sur l’offre, couplées à la forte demande, créent un déséquilibre entre l’offre et la demande, et alimentent ainsi la flambée des prix de l’immobilier.
La vie quotidienne à Zermatt : un coût élevé pour les habitants
Au-delà de l’immobilier, la vie à Zermatt se caractérise par des coûts de vie également très élevés. L’influenceuse Ari Reid a partagé son expérience de la vie quotidienne dans cette station, en mentionnant notamment l’exemple de « McDonald’s le plus cher du monde » situé à Zermatt, souligne 20min. Lors de sa visite, elle a dépensé 20 francs suisses pour une simple commande de deux McFlurrys et deux sundaes, mettant en lumière le prix élevé des produits de consommation de base dans la région.
Ce phénomène est dû en grande partie à l’attractivité touristique de Zermatt. Les commerces locaux, en particulier ceux qui se situent près des stations de ski ou des points d’intérêt touristiques, appliquent des tarifs bien plus élevés que dans d’autres régions de la Suisse. Bien que ces prix aient un impact direct sur les visiteurs, ils affectent également les habitants permanents de la ville, qui doivent faire face à une inflation constante de leurs dépenses quotidiennes.
Les salaires à Zermatt, bien que relativement élevés comparés à la moyenne suisse, ne suffisent souvent pas à compenser le coût de la vie élevé. De nombreux travailleurs locaux, surtout dans le secteur du tourisme, sont contraints de consacrer une part importante de leurs revenus au logement et aux besoins quotidiens. Cela place les habitants dans une situation précaire, particulièrement pour les familles et les jeunes qui souhaitent s’installer de manière durable dans la région. La dépendance aux emplois saisonniers, avec des périodes de travail intenses mais peu rémunérées, aggrave cette réalité économique.








