Ces taxis aériens sans pilote pourraient bientôt envahir la Suisse

Les taxis aériens autonomes pourraient bientôt survoler la Suisse, grâce à la certification européenne d’EHang, leader mondial de la mobilité urbaine aérienne.

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Taxis aériens de la start-up chinoise EHang
La Suisse s'apprête à accueillir les premiers taxis aériens autonomes - © @NBDPress / X

Les taxis aériens autonomes, portés par la start-up chinoise EHang, pourraient bientôt survoler la Suisse. Cette technologie innovante pourrait transformer la mobilité urbaine, avec des applications allant du transport de passagers à la livraison de matériel médical.

L’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a déjà accordé sa certification à la société, qui envisage une rapide expansion sur le continent européen, incluant la Suisse, rapporte Blick.

Une innovation en pleine expansion

La mobilité aérienne urbaine connaît un développement rapide, et les taxis aériens autonomes en sont une des manifestations les plus impressionnantes. La start-up EHang, leader mondial de ce secteur, prévoit une expansion significative en Europe, y compris en Suisse.

Ces véhicules, qui ne nécessitent aucun pilote, pourraient bientôt être une alternative aux transports urbains traditionnels. Le responsable européen d’EHang a indiqué que la société pourrait rapidement implanter ses taxis aériens dans plusieurs pays européens, bien que la Suisse ne fasse pas encore partie des choix définitifs.

Selon l’Agence européenne de sécurité aérienne, l’aval a été donné, ouvrant la voie à la certification de ces appareils dans l’espace aérien européen. L’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC) souligne que c’est cette certification européenne qui prime, plutôt que les autorités nationales comme celles de la Suisse.

Les applications des taxis aériens

Les taxis aériens autonomes sont conçus pour effectuer plusieurs types de missions. Outre le transport de passagers dans des zones urbaines souvent congestionnées, ces véhicules sont également utilisés pour des livraisons urgentes de matériel médical, un domaine où les drones ont également trouvé leur place.

Ces appareils peuvent voler jusqu’à 400 mètres d’altitude, bien que les réglementations les contraignent à rester sous les 120 mètres en milieu urbain. L’objectif est d’offrir une alternative aux moyens de transport terrestres, notamment dans les grandes villes où le trafic est souvent un obstacle à la mobilité.

Le responsable d’EHang a précisé que la demande est particulièrement forte en Chine, mais que l’implantation de cette technologie en Europe pourrait rapidement suivre, avec une perspective d’extension à une centaine de pays d’ici 2030.

Les défis à relever

Bien que la technologie ait déjà fait ses preuves dans certains pays, plusieurs défis subsistent avant que ces taxis aériens ne puissent se déployer pleinement en Suisse. Parmi les principales difficultés, l’acceptation sociale reste un enjeu majeur.

Les habitants des grandes villes doivent être convaincus des avantages de ces véhicules, notamment face aux préoccupations liées au bruit et à l’impact sur l’espace urbain. En outre, des infrastructures d’accompagnement, telles que des zones de décollage et d’atterrissage adaptées, sont nécessaires pour assurer leur fonctionnement.

De plus, l’Office fédéral de l’aviation civile a souligné que des questions relatives à la visibilité électronique et générale de ces appareils devront être résolues avant leur autorisation de vol dans l’espace aérien suisse.

Le Conseil fédéral a déjà entamé des discussions pour établir un espace aérien où les drones et taxis aériens pourront interagir en toute sécurité, et Zurich pourrait bien être la première ville à expérimenter ces nouvelles règles.

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