En octobre 2025, plusieurs changements législatifs importants entreront en vigueur en Suisse, touchant divers secteurs économiques, sécuritaires et sociaux. Ces réformes, allant du libre-échange avec l’Inde à la gestion des frontières Schengen, affecteront de manière significative le paysage national.
Elles visent à renforcer la compétitivité du pays sur la scène internationale tout en adaptant les structures internes aux nouveaux défis mondiaux. Ces évolutions stratégiques auront des répercussions directes sur les entreprises, les citoyens et la sécurité nationale.
Un accord de libre-échange avec l’Inde
L’un des changements majeurs qui entrera en vigueur en octobre 2025 concerne l’accord de libre-échange entre l’Inde et les membres de l’Association Européenne de Libre-échange (AELE), dont la Suisse fait partie. À partir du 1er octobre, cet accord ouvrira de nouvelles perspectives économiques en facilitant l’accès des produits suisses au marché indien. L’accord prévoit que près de 95 % des exportations suisses vers l’Inde bénéficieront de réductions tarifaires, notamment dans les secteurs de l’horlogerie, des produits chimiques et pharmaceutiques, ainsi que des machines.
Cet accord est perçu comme une initiative stratégique pour renforcer les échanges commerciaux et encourager les investissements bilatéraux. Selon les autorités suisses, l’objectif est de générer 100 milliards de dollars d’investissements provenant des pays de l’AELE, tout en créant un million d’emplois au cours des 15 prochaines années, rapporte Watson. Cette initiative vise également à diversifier les marchés d’exportation suisses, historiquement dominés par l’Union européenne, tout en renforçant les relations économiques avec un pays dont la croissance est parmi les plus rapides au monde.
Le système d’enregistrement numérique aux frontières Schengen
Le 12 octobre 2025, un autre changement législatif significatif verra le jour avec la mise en place du Système d’Entrée et de Sortie (EES) aux frontières de l’espace Schengen. Cette nouvelle mesure imposera un enregistrement numérique systématique des voyageurs en provenance de pays tiers, qu’ils entrent, transitent ou sortent de l’espace Schengen. Les informations collectées comprendront des données personnelles, des empreintes digitales et des photos faciales, dans le but de renforcer la sécurité et de mieux gérer les flux migratoires.
Le système permettra de surveiller plus efficacement la durée des séjours des voyageurs, de détecter les dépassements de visa et de lutter contre l’usurpation d’identité. Les trois grands aéroports suisses — Genève, Zurich et Bâle-Mulhouse — seront les premiers à être connectés à ce système, qui devrait être déployé dans tous les points d’entrée du pays dans les années à venir. Bien que cette réforme vise à améliorer la sécurité au sein de l’espace Schengen, elle suscite également des interrogations concernant la protection des données personnelles et le respect de la vie privée des voyageurs.
Le commandement des Forces aériennes suisses
Un autre changement important concerne la défense nationale, avec la nomination du divisionnaire Christian Oppliger en tant que commandant des Forces aériennes suisses, à partir du 1er octobre 2025. Il succède à Peter Merz, qui a démissionné pour rejoindre la société Skyguide. Christian Oppliger, âgé de 52 ans, possède une expérience de plus de 30 ans dans les forces armées, ayant rejoint l’armée en 1993 en tant que pilote militaire. Sa nomination s’inscrit dans le cadre des efforts continus pour renforcer la défense aérienne suisse et moderniser les capacités de l’armée de l’air.
Le rôle de Christian Oppliger est crucial, car les Forces aériennes suisses jouent un rôle central dans la sécurité nationale, particulièrement face à des menaces croissantes dans un contexte géopolitique volatile. Sous sa direction, l’armée suisse cherche à moderniser ses équipements et à adapter ses stratégies aux évolutions des menaces militaires. Sa nomination est perçue comme une étape clé pour maintenir une défense aérienne performante et garantir la sécurité des citoyens suisses.
Le changement d’heure en Suisse
Le 26 octobre 2025, la Suisse effectuera le traditionnel changement d’heure pour revenir à l’heure standard d’Europe centrale. À 03h00, les horloges seront retardées d’une heure, mettant fin à l’heure d’été, un système qui existe dans le pays depuis 1981. Ce changement marquera le retour à l’heure d’hiver, qui restera en vigueur jusqu’au 29 mars 2026.
Bien que le changement d’heure fasse partie d’une pratique établie depuis des décennies, il a suscité un débat sur son efficacité et sur les impacts sur la santé publique. En Europe, certains pays envisagent d’abolir le changement d’heure, tandis que la Suisse continue de respecter ce système. Ce changement a également des répercussions sur les secteurs économiques, en particulier l’énergie, le transport et la logistique, car il affecte les horaires de travail, les déplacements et la consommation d’énergie. Cependant, pour l’instant, la Suisse maintient cette pratique, sans indication d’une réforme imminente.








