La santé a coûté 94 milliards de francs à la Suisse

En 2023, la Suisse a dépensé 94 milliards de francs pour sa santé, avec une part croissante prise en charge par l’État, tout en conservant une répartition stable des coûts.

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Médecin examinant un patient
La santé a coûté 94 milliards de francs à la Suisse - © Canva

Le système de soins en Suisse est de plus en plus onéreux. Selon les derniers chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS), la facture globale pour 2023 s’élève à 94 milliards de francs, un chiffre qui englobe tous les types de soins, des prestations de l’assurance de base aux frais non couverts, comme ceux liés au dentiste.

L’augmentation des dépenses est une tendance bien établie, mais la manière dont ces coûts sont financés ne varie que marginalement. En 1995, les Suisses assumaient 65,4% des frais de santé via des primes d’assurance et des paiements directs. En 2023, cette part est passée à 61,3%, mais la contribution de l’État, notamment pour les soins hospitaliers, a elle, augmenté de manière notable, rapporte 20 minutes.

Une répartition des coûts en constante évolution

Bien que les dépenses globales continuent d’augmenter, la répartition entre les différents acteurs du système reste relativement stable. Les Suisses paient moins directement pour leurs soins, notamment grâce à une hausse des financements publics dans le secteur hospitalier.

À l’inverse, la part des paiements directs, comme les factures hors franchise, a diminué. En 2023, cette dynamique a permis à l’État d’assumer une plus grande part des dépenses, mais le financement via les assurances de base et les primes reste une source de financement principale. Ce changement progressif reflète une tendance générale dans la répartition des coûts, bien que les paiements directs par les citoyens ne cessent de diminuer.

Des coûts en hausse dans certaines branches

L’augmentation des dépenses en soins est particulièrement marquée dans certaines branches spécifiques du système de santé. Les coûts des soins hospitaliers ont bondi de 4,5 % entre 2022 et 2023, tandis que les frais dans les cabinets médicaux ont connu une hausse encore plus importante de 7,1 %.

Ces augmentations sont en grande partie liées à l’augmentation des salaires, des équipements et de l’inflation des médicaments. En revanche, certaines dépenses ont diminué, notamment celles consacrées à la prévention et aux analyses en laboratoire, qui ont respectivement baissé de 8,9 % et 9,6 %.

Ces variations témoignent de la complexité du financement des soins en Suisse, où certains secteurs voient leurs coûts augmenter de manière exponentielle, tandis que d’autres se stabilisent.

Disparités cantonales et inégalités de coûts

Un autre aspect qui mérite d’être souligné est la disparité des coûts entre les cantons suisses. Selon les données de l’Office fédéral de la statistique, les coûts par habitant étaient les plus élevés dans le canton de Bâle-Ville, à hauteur de 13 600 francs par an, contre seulement 8 600 francs dans le canton de Zoug.

Cette différence géographique soulève des questions sur l’équité de l’accès aux soins et la gestion des ressources à l’échelle cantonale. Ces écarts illustrent les inégalités qui persistent dans la gestion des soins de santé, malgré un système globalement performant.

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