Les salaires des Suisses augmentent de 2,3% : Une hausse qui booste le pouvoir d’achat des employés en 2025

En 2025, les salaires suisses augmentent de 2,3%, dépassant l’inflation, mais les syndicats exigent encore des hausses supplémentaires face aux coûts de la vie.

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Salaires
Les salaires des Suisses augmentent de 2,3% : Une hausse qui booste le pouvoir d’achat des employés en 2025 : Crédit : iStock / Marlon Trottmann | Econostrum.info - Suisse

Au deuxième trimestre 2025, les salaires en Suisse ont connu une hausse significative de 2,3%, dépassant largement l’inflation. Cette augmentation devrait permettre aux employés d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), cette progression des salaires, associée à une inflation très contenue, permet de compenser une grande partie des hausses de coûts récurrents, comme les loyers et les primes d’assurance maladie.  Cependant, bien que cette évolution soit positive, elle n’a pas dissipé toutes les revendications syndicales, qui insistent sur la nécessité de hausses salariales supplémentaires pour les années à venir.

Une hausse salariale au-dessus de l’inflation

Entre avril et juin 2025, les salaires nominaux en Suisse ont augmenté de 2,3% par rapport à la même période de l’année précédente, une progression significative qui a dépassé l’inflation. En effet, au cours de ces trois mois, le renchérissement a été particulièrement faible : l’inflation a atteint seulement 0,1% en juin et en mai, et s’est stabilisée à 0% en avril, d’après les estimations de l’OFS. Cette faible inflation a permis aux augmentations salariales de dépasser l’évolution des prix, améliorant ainsi directement le pouvoir d’achat des travailleurs.

La faible inflation cette année, attendue à 0,1% selon le Secrétariat d’État à l’économie (Seco) et à 0,2% d’après la Banque nationale suisse (BNS) et le KOF, a contribué à maintenir une situation économique favorable pour les employés. Ce phénomène est d’autant plus remarquable dans un contexte global où de nombreuses économies font face à des niveaux d’inflation plus élevés. L’impact de cette augmentation salariale est donc particulièrement important pour le marché suisse, qui reste sensible à l’évolution des prix dans des domaines clés comme le logement et la santé.

En 2024, les salaires nominaux avaient progressé de 1,8% en comparaison annuelle, tandis que les salaires réels, c’est-à-dire ajustés à l’inflation, avaient augmenté de 0,7%. Après plusieurs années de stagnation, la Suisse semble enfin sortir d’une période où la hausse des salaires était inférieure à l’inflation, un signe encourageant pour les employés qui se sentent directement concernés par la hausse des coûts de la vie. Ce contexte favorable devrait se poursuivre jusqu’à la fin de l’année 2025, avec des prévisions de rémunérations qui continuent d’augmenter au rythme de l’inflation extrêmement faible.

Les syndicats et leurs attentes pour 2026

Malgré ces résultats positifs, les syndicats suisses, tels que la faîtière Travail.Suisse et l’Union syndicale suisse (USS), restent fermement engagés à poursuivre les revendications de hausses salariales pour les années à venir. Récemment, Travail.Suisse a réclamé une augmentation des salaires de 2% en moyenne pour 2026. De son côté, l’USS a demandé des augmentations allant de 2% à 2,5% l’année prochaine, en insistant sur la nécessité de prendre en compte les charges supplémentaires qui pèsent sur les travailleurs, en particulier les loyers et les primes d’assurance maladie, qui continuent d’augmenter malgré la baisse de l’inflation.

Les syndicats soulignent également que les hausses de salaires récentes ne suffisent pas toujours à compenser les coûts croissants des biens et services essentiels. L’augmentation des primes d’assurance maladie, en particulier, reste un sujet de préoccupation majeur pour les travailleurs suisses, qui voient leurs dépenses de santé augmenter de manière significative chaque année. Les revendications actuelles sont donc centrées sur l’idée que l’amélioration du pouvoir d’achat ne se limite pas seulement à des augmentations salariales nominales, mais doit également tenir compte de la réalité du coût de la vie, qui varie largement selon les régions et les secteurs.

Les syndicats sont également préoccupés par le fait que l’augmentation des salaires nominaux n’est pas toujours suffisante pour compenser la pression exercée sur les finances des ménages. En particulier dans les grandes villes comme Zurich ou Genève, les loyers continuent d’augmenter à un rythme soutenu, tandis que d’autres coûts de la vie restent élevés. Les travailleurs, en particulier dans les secteurs les moins rémunérés, continuent donc de ressentir une pression financière importante malgré la baisse de l’inflation.

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