Salaires : voici ce que gagnent vraiment les chefs d’entreprise en Suisse

En Suisse, les salaires des cadres varient fortement selon les fonctions, avec un pic à 317 000 francs pour les directeurs de division et de fortes disparités sectorielles

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Chef d'entreprise
Salaires : voici ce que gagnent vraiment les chefs d’entreprise en Suisse - © Shutterstock

Dans les entreprises suisses, les directeurs de division occupent désormais le haut du classement salarial, avec des revenus qui peuvent atteindre 317 000 francs. Une étude de Kienbaum, dresse un panorama détaillé des rémunérations des cadres dans tout le pays.

Au-delà des chiffres spectaculaires des grandes multinationales, cette enquête dévoile la structure réelle des salaires dans les échelons de direction. Elle s’appuie sur l’analyse de plus de 20 000 postes répartis dans près de 1 000 entreprises, offrant une vision représentative de l’économie helvétique.

Les directeurs de division en tête, suivis par les fonctions techniques et commerciales

Selon les données rapportées par PME, les directeurs de division se démarquent nettement cette année avec un salaire médian de 243 000 francs, et jusqu’à 317 000 francs dans le quartile supérieur. Cette progression s’explique par la tendance des entreprises à se recentrer sur leur cœur de métier après une période d’incertitude économique. Leur connaissance approfondie de l’organisation en fait des profils stratégiques.

Derrière eux, les responsables techniques et commerciaux affichent eux aussi des niveaux de rémunération élevés, avec un salaire médian largement supérieur à 200 000 francs. Des postes comme les responsables grands comptes ou les développeurs d’entreprise figurent parmi les plus recherchés. La demande reste particulièrement forte dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre qualifiée.

Ressources humaines en progression, marketing en retrait

L’étude met également en lumière l’évolution contrastée entre certains services. Les départements des ressources humaines, notamment les fonctions de compensation, recrutement et paie, enregistrent des salaires médians allant de 150 000 à 160 000 francs, et jusqu’à 210 000 francs pour les responsables expérimentés. Le média helvétique souligne que cette hausse est directement liée à la guerre des talents et à la nécessité de fidéliser les collaborateurs.

À l’inverse, d’autres domaines comme le développement de produits, la comptabilité ou la direction de laboratoire affichent des niveaux moins élevés, compris entre 125 000 et 150 000 francs. Le marketing, autrefois bien positionné, est en net recul : un responsable marketing gagne aujourd’hui en médiane 190 000 francs, contre 223 000 francs en 2017. Plusieurs entreprises ont même intégré cette fonction dans la direction commerciale, réduisant son influence.

Bonus, taille d’entreprise et hiérarchie salariale

Les primes annuelles restent un élément central de la rémunération. La source rapporte que 90 % des cadres bénéficient d’une part variable indexée sur les résultats de l’entreprise. Un CEO peut ainsi percevoir jusqu’à 131 000 francs de bonus, tandis que les cadres supérieurs en reçoivent en moyenne 42 000 francs, et les collaborateurs opérationnels environ 16 000 francs.

En haut de la pyramide, les membres de la direction générale perçoivent les salaires médians les plus élevés : 380 000 francs pour un membre de direction, et 481 000 francs pour un président de direction. Ces postes s’accompagnent également d’avantages comme les rémunérations différées sur plusieurs années ou les véhicules de fonction, notamment des Audi.

L’étude révèle également que les cadres des grandes entreprises (plus de 250 employés) perçoivent des salaires supérieurs à 200 000 francs, contre environ 150 000 francs dans les structures plus petites. Ce différentiel reflète à la fois les responsabilités accrues et la complexité des missions.

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