Les saisies de drogue ont pris l’ascenseur à Genève avec une hausse de 35 %

Les saisies de drogues à Genève ont augmenté de 35 % en 2024, principalement en raison de l’afflux de cocaïne et des actions intensifiées des brigades antistupéfiants.

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Consommation de drogue
Les saisies de drogue ont pris l’ascenseur à Genève avec une hausse de 35 % - © Shutterstock

En 2024, la police genevoise a saisi un total de plus de 860 kilos de stupéfiants, soit 200 kilos de plus que l’année précédente. Cette hausse de 35 % a été en grande partie influencée par l’importante quantité de cocaïne qui a transité sur le marché local, une tendance observée dans toute l’Europe.

Par ailleurs, les saisies d’autres substances ont aussi enregistré des augmentations notables. L’ecstasy, par exemple, a été saisie huit fois plus que l’année précédente, tandis que la cocaïne a enregistré une hausse de 46% par rapport à 2023.

En ce qui concerne les hallucinogènes, une saisie de plus de 36 kilos a été réalisée, soit une augmentation de 94% par rapport à l’année précédente. Les substances comme les cannabinoïdes de synthèse et le GHB, bien que saisies en petites quantités, ont également vu une augmentation significative, rapporte la Tribune de Genève.

L’implication des brigades antistupéfiants et le Plan Crack

Le Plan Crack, mis en place en 2024, a permis de concentrer les efforts policiers sur les zones de trafic de rue, ce qui a contribué à la hausse des saisies. Cette stratégie a permis de résoudre plusieurs affaires d’envergure, bien que le nombre total d’affaires traitées ait diminué par rapport à 2023.

En effet, environ 2000 affaires ont été enregistrées en 2024, soit un millier de moins qu’en 2023. Cependant, les saisies des substances concernées ont été d’une ampleur bien plus importante. Les enquêtes menées ont ciblé des réseaux structurés, responsables de l’importation et de la distribution de grandes quantités de cocaïne et de cannabis.

Les policiers ont également intensifié leur surveillance sur les frontières et les lieux de transit, notamment à l’aéroport de Genève, où des saisies de produits comme le khat ont eu lieu, principalement sur des passagers en provenance de pays producteurs de cette substance.

La montée des drogues de synthèse et des hallucinogènes

Un autre changement majeur observé sur le marché genevois des drogues est la montée en puissance des drogues de synthèse, notamment les cannabinoïdes de synthèse, ainsi que des hallucinogènes.

Ces substances, qui se distinguent des drogues traditionnelles, sont devenues des produits couramment proposés par les réseaux de trafic locaux. Bien que les saisies de ces drogues aient concerné des quantités relativement petites, elles ont significativement augmenté en 2024, ce qui témoigne d’un véritable développement de ce marché.

En outre, les hallucinogènes comme les champignons hallucinogènes (psilocybine) et d’autres substances de ce type ont vu leurs saisies augmenter, notamment en raison de la popularité croissante de la médecine psychédélique.

L’intérêt grandissant pour les traitements liés à l’anxiété et à d’autres troubles psychiques a poussé davantage de consommateurs vers ces substances, dont certaines sont encore principalement expédiées par voie postale.

Cette évolution a conduit à une multiplication des saisies des produits en question, comme en témoigne l’augmentation de plus de 36 kilos saisis en 2024, comparativement à seulement 2,6 kilos l’année précédente.

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