Selon UBS, l’indice de la bulle immobilière en Suisse a enregistré une légère hausse au cours du premier trimestre de 2024, passant de 0,25 point à 0,29 point. Bien que ce chiffre marque une légère évolution, il reste dans la zone d’un risque modéré.
UBS précise que cette hausse n’indique pas nécessairement une correction imminente des prix dans l’immobilier. En effet, les facteurs qui favorisent une bulle – tels qu’une demande excessive de crédits ou une spéculation intense – ne sont pas présents à des niveaux préoccupants.
Au contraire, la demande en hypothèques est plutôt modérée et la construction reste en ralentissement, ce qui limite le potentiel de surchauffe. UBS précise que cette dynamique devrait se maintenir au cours des prochains mois.
Des prix en hausse modérée et une surveillance accrue des taux directeurs
Les prix des logements en propriété ont augmenté de 1,5 % par rapport au trimestre précédent, selon les dernières données d’UBS. En comparaison annuelle, cette augmentation atteint 3,2 %, rapporte Blick.
Pour les biens locatifs, l’augmentation est légèrement plus marquée, avec une hausse de 2,2 % sur trois mois et de 3,2 % sur l’année. UBS souligne toutefois que le marché reste relativement stable, car la demande reste sous contrôle et la dynamique de l’offre n’est pas assez forte pour provoquer une augmentation drastique des prix.
Par ailleurs, la Banque nationale suisse (BNS) a abaissé ses taux directeurs en mars 2024, une mesure qui devrait limiter la hausse des prix immobiliers. L’incertitude économique, notamment en matière d’emploi et de revenus, pourrait également freiner la demande de logements en propriété, réduisant ainsi les risques d’une surchauffe à court terme. UBS prévoit une hausse modeste des prix de 3 à 4 % cette année.








