En janvier 2026, seulement 85% des prestations de chômage prévues ont été versées, laissant un grand nombre de bénéficiaires sans leurs indemnités de janvier. Cette situation a plongé de nombreuses personnes dans des difficultés financières critiques, les forçant à chercher des solutions pour faire face aux factures qui s’accumulent.
Les démarches auprès des caisses de chômage n’apportent souvent pas de réponse rapide, laissant les bénéficiaires dans l’incertitude. Malgré des appels répétés, les réponses restent floues, voire inexistantes, ce qui complique la gestion financière immédiate.
Comment gérer ses créances et ses factures en attendant le versement des indemnités ?
Le premier réflexe en cas de retard des indemnités de chômage est de contacter ses créanciers afin de négocier un délai de paiement. L’une des principales priorités reste le loyer, car ne pas pouvoir le régler expose à des risques de sanctions graves, comme la résiliation du bail. Mélanie Dieguez, cheffe du secteur intervention et orientation sociale chez Caritas Vaud, conseille de contacter immédiatement la régie ou le propriétaire pour expliquer la situation et demander un délai supplémentaire, relate la RTS. Cela permet d’éviter des conséquences directes, notamment l’expulsion.
En plus du loyer, il est également essentiel de prévenir les créanciers concernant les services comme l’électricité ou le téléphone, qui pourraient être coupés en cas de non-paiement. De nombreuses régies et entreprises de services sont disposées à trouver des solutions temporaires lorsque la situation est expliquée de manière transparente. Cependant, ces démarches doivent être entreprises rapidement, car les délais de traitement peuvent varier, et les besoins financiers sont urgents.
En parallèle, les caisses de chômage peuvent offrir des solutions pour atténuer cette situation de crise. Certaines caisses, par exemple, permettent de demander des avances sur les indemnités à venir. Ces avances peuvent offrir un soulagement temporaire, mais leur disponibilité n’est pas garantie pour tous les bénéficiaires, et leur traitement peut prendre du temps. Dans le canton de Genève, par exemple, les indemnités devraient être versées d’ici vendredi pour les personnes déjà inscrites dans le système, mais pour ceux qui n’ont pas encore reçu leurs paiements, la situation reste précaire.
Recours à l’aide sociale et aux solutions d’urgence : un dernier rempart
Si les créanciers sont inflexibles et qu’aucune avance n’est possible via les caisses de chômage, l’aide sociale reste la solution ultime pour beaucoup de bénéficiaires. Dans des cas extrêmes, les centres sociaux régionaux, comme ceux du canton de Vaud, peuvent orienter les chômeurs vers des aides d’urgence telles que les distributions alimentaires. Bien que ces aides puissent soulager temporairement les bénéficiaires, elles restent souvent insuffisantes pour résoudre durablement la crise financière, car elles ne couvrent que certains besoins essentiels.
L’accès à l’aide sociale implique des démarches administratives, qui peuvent elles-mêmes prendre du temps, créant une pression supplémentaire sur les chômeurs dans l’attente de l’arrivée des indemnités. Cette aide d’urgence permet toutefois de pallier l’absence de ressources financières immédiates et de garantir un minimum de soutien pendant les périodes de transition.
L’emprunt auprès de proches : une solution risquée mais parfois nécessaire
Dans certaines situations désespérées, les chômeurs peuvent se tourner vers leurs proches pour emprunter de l’argent. Cette option peut sembler pratique, mais elle comporte des risques importants, notamment en termes de relations personnelles. Si les indemnités de chômage sont finalement versées, le remboursement est possible, mais si le retard persiste, cela peut compliquer les relations familiales et amicales. Mélanie Dieguez met en garde contre les risques d’emprunter auprès de proches, soulignant qu’une mauvaise gestion de cette situation pourrait entraîner des tensions durables.








