Au cours des trois premiers mois de l’année, Swiss a vu son bénéfice d’exploitation fondre à 3 millions de francs suisses, contre 31 millions de francs à la même période en 2024. Ce déclin marquant s’explique principalement par un effet de calendrier.
Cette année, le pont de Pâques est tombé en avril, contrairement à l’an passé où il avait eu lieu en mars. Cette différence a retardé une partie de la demande de voyages, qui a été reportée au deuxième trimestre de l’année.
Dennis Weber, directeur financier de la compagnie, a expliqué que cette situation a conduit à une baisse du volume de passagers et, de ce fait, à des recettes moins importantes durant cette période, rapporte Watson.
En outre, la compagnie a connu une augmentation de ses coûts, en particulier ceux liés aux salaires et aux recrutements. Les dépenses de personnel ont ainsi dépassé celles de 2024, ce qui a contribué à la diminution de la rentabilité. Swiss a également été confrontée à une hausse des redevances, notamment celles concernant la navigation aérienne, qui ont augmenté de façon disproportionnée par rapport à la croissance de ses capacités.
Des signes de reprise attendus
Malgré ces résultats décevants, Swiss garde une vision positive pour le reste de l’année. Le chiffre d’affaires de la compagnie a progressé de 2 %, atteignant 1,22 milliard de francs suisses, en partie grâce à la hausse du nombre de vols effectués, qui a crû de 3 % avec un total de 32 000 rotations. Le nombre de passagers, quant à lui, est resté stable à 3,7 millions.
Swiss prévoit d’ailleurs un net redressement de ses résultats pour le deuxième trimestre. En effet, l’impact du décalage des voyages lié au pont de Pâques se répercutera favorablement sur le volume de passagers et les recettes du prochain trimestre, comme l’a précisé le directeur financier de l’entreprise.
En outre, la compagnie a bénéficié d’une forte activité de fret et d’une baisse des prix du carburant, ce qui a eu un effet positif sur ses résultats. Ces éléments devraient, selon Swiss, compenser en grande partie la baisse de rentabilité observée en début d’année et permettre un retour à des performances plus solides dans les mois à venir.
Les perspectives d’amélioration sont d’autant plus convaincantes que la situation devrait évoluer favorablement pour l’entreprise dans le courant du deuxième trimestre.
Des incertitudes externes
Malgré les perspectives plus optimistes pour le deuxième trimestre, Swiss reste confrontée à des incertitudes liées à des facteurs extérieurs. Le conflit commercial avec les États-Unis pourrait avoir des répercussions sur la demande, bien que la compagnie se montre confiante quant à la poursuite du développement de ses activités aux États-Unis.
Dennis Weber a souligné qu’il était encore trop tôt pour évaluer pleinement les conséquences économiques de ce conflit, mais il a indiqué que les réservations actuelles laissaient présager une continuation de la dynamique positive sur ce marché.








