L’afflux massif de touristes dans cette région italienne spectaculaire de la Ligurie n’est plus une nouveauté. Toutefois, les infrastructures limitées et les sentiers étroits rendent difficile la gestion de l’afflux. Selon les autorités locales, en 2023, les Cinque Terre ont accueilli près de 4 millions de visiteurs, une pression qui ne cesse de croître.
Pour protéger à la fois les habitants, l’environnement et l’expérience des voyageurs, des règles ont été mises en place, notamment sur le sentier bleu reliant les cinq villages. Ces mesures ont un double objectif : limiter les nuisances causées par le tourisme tout en préservant l’attrait naturel des lieux, rapporte Watson.
Un sentier bleu désormais réglementé
Le Sentiero Azzurro, qui relie les cinq villages des Cinque Terre, est l’un des parcours les plus fréquentés de cette région italienne. Long de 12 kilomètres, il attire chaque année des milliers de randonneurs.
En raison de l’encombrement constant, le parc national a décidé de mettre en place une circulation à sens unique pour certaines périodes de 2025. Ainsi, entre 9 h et 14 h, les randonneurs devront emprunter le sentier dans le sens Monterosso-Vernazza, une direction privilégiée par plus de 70 % des visiteurs.
Cette règle vise à améliorer la sécurité et à réduire les risques d’accidents sur ces chemins étroits, souvent bondés. La mesure a été expérimentée durant le week-end de Pâques et sera appliquée de manière intermittente en mai et juin, indique le média helvétique.

Billets en ligne et contrôle des équipements
Un autre changement majeur concerne la nécessité de réserver un billet pour accéder au Sentiero Azzurro. À partir de la haute saison, les prix des billets varient entre 7,50 euros et 15 euros par jour, selon la période.
Ces tickets doivent obligatoirement être achetés en ligne pour éviter les longues files d’attente, notamment lors des périodes de pointe, comme les week-ends prolongés et les jours fériés. Cette mesure vise à mieux réguler le nombre de visiteurs et à garantir une gestion plus efficace du parc naturel.
Outre l’obligation de réserver son billet, les autorités exigent également que les visiteurs portent des chaussures adaptées pour éviter tout accident. Les touristes en tongs, en sandales ou en chaussures non adaptées s’exposent à des amendes pouvant atteindre 2500 euros.
Cette règle, qui fait partie d’un ensemble de mesures de sécurité, incite les randonneurs à privilégier des chaussures montantes avec une semelle profilée, adaptées aux terrains escarpés des Cinque Terre, précise la source.
L’impact du tourisme de masse sur les villages
La gestion du tourisme dans les Cinque Terre n’est pas seulement une question de sécurité, mais aussi de préservation des villages et de l’environnement. En 2023, environ quatre millions de personnes ont visité cette région, un afflux qui a conduit à des phénomènes de saturation dans certains villages, comme Riomaggiore, où la population ne dépasse pas 1300 habitants.
Les ruelles étroites et les infrastructures limitées ne sont pas conçues pour accueillir autant de visiteurs, ce qui entraîne des désagréments pour les habitants comme pour les touristes.
Face à cette situation, les autorités encouragent les voyageurs à explorer d’autres sentiers moins connus pour répartir la pression touristique sur l’ensemble de la région. Cela permettrait de préserver l’expérience authentique des Cinque Terre tout en réduisant l’impact du tourisme de masse sur les infrastructures locales. Ces efforts visent également à préserver l’intégrité des écosystèmes fragiles de la région, précise le média.








