Réforme de l’assurance invalidité : des cotisations plus élevées pour les jeunes suisses sont en vue

La réforme de l’AI vise à renforcer l’intégration professionnelle des jeunes adultes et à stabiliser les finances de l’assurance invalidité par des ajustements internes et une possible hausse des cotisations salariales.

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Réforme de l’assurance invalidité : des cotisations plus élevées pour les jeunes suisses sont en vue : Crédit : KEYSTONE/Philipp Schmidli | Econostrum.info - Suisse

La réforme de l’assurance invalidité (AI) lancée par le Conseil fédéral suisse marque un tournant majeur dans le système de prévoyance du pays. Cette réforme, principalement axée sur l’intégration professionnelle des assurés, vise à permettre à un plus grand nombre de personnes de rester dans ou de réintégrer le marché du travail. 

Un des points cruciaux de cette réforme concerne le soutien renforcé aux jeunes adultes, un groupe particulièrement touché par l’augmentation des rentes d’invalidité. Bien que des mesures d’accompagnement soient prévues pour les jeunes de 18 à 24 ans, un volet financier, avec une possible hausse des cotisations salariales, est également envisagé pour stabiliser l’AI face à un déficit croissant.

Réforme d’intégration : un focus sur les jeunes adultes

L’une des principales préoccupations de cette réforme est l’intégration des jeunes adultes, particulièrement les 18-24 ans, dont le nombre dans les nouvelles rentes d’invalidité a fortement augmenté ces dernières années. Pour ces jeunes, dont l’état de santé ne permet pas encore de participer aux dispositifs d’insertion professionnelle classiques, une nouvelle prestation d’intégration est introduite. Cette prestation a pour but de les accompagner dans leur parcours professionnel, en tenant compte de leurs capacités et de leur potentiel d’intégration.

L’objectif est d’éviter que ces jeunes ne deviennent des bénéficiaires permanents de rentes d’invalidité en leur offrant des solutions adaptées à leur situation. Ces mesures d’intégration pourraient inclure des formations, des stages ou des parcours de rééducation professionnelle pour les aider à retrouver une place sur le marché du travail. La réforme entend ainsi jouer un rôle crucial dans la prévention de l’inactivité à long terme et dans la réduction des coûts futurs liés aux rentes d’invalidité.

En parallèle, des mesures spécifiques sont prévues pour accompagner les jeunes adultes dans la construction de leur avenir professionnel, leur offrant des opportunités concrètes pour surmonter leurs difficultés. Cette approche vise à ne pas exclure ces jeunes du monde du travail, mais à les soutenir efficacement dans un parcours de réinsertion durable.

Stabilité financière : l’augmentation des cotisations salariales envisagée

Face à la pression croissante sur les finances de l’assurance invalidité, la réforme propose également des mesures visant à stabiliser et assainir le financement du système. Le nombre de bénéficiaires de rentes d’invalidité a considérablement augmenté ces dernières années, ce qui a mis à mal les finances de l’AI. Le Conseil fédéral prévoit d’abord d’apporter des ajustements internes pour limiter les dépenses, mais si ces efforts s’avèrent insuffisants, une augmentation des cotisations salariales entre 0,1 et 0,2 point de pourcentage pourrait être envisagée, indique Blick.

Cette augmentation des cotisations salariales, bien que modeste, représente une solution pour compenser le déficit, mais elle pourrait aussi rencontrer des résistances, tant du côté des employeurs que des salariés. L’idée derrière cette augmentation est de garantir que le financement de l’AI reste pérenne tout en évitant des recours à des financements extérieurs ou à une réduction des prestations. En outre, cette hausse des cotisations salariales pourrait être progressive et adaptée à l’évolution de la situation financière de l’AI.

Le Conseil fédéral a insisté sur le fait que l’objectif est d’éviter toute mesure radicale, en privilégiant d’abord les réformes internes et les ajustements nécessaires au système. Cependant, le besoin de trouver un financement durable et stable pour l’AI reste une priorité, afin de garantir que le système continue de répondre aux besoins des assurés sur le long terme.

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