L’automne 2025 voit la Suisse confrontée à une recrudescence des cas de Covid-19, marquée par un retour en force du virus après une période plus calme durant l’été. Cette reprise est principalement alimentée par un sous-variant d’Omicron, le XFG, surnommé « Stratus », qui semble plus transmissible que ses prédécesseurs.
Bien que les chiffres restent relativement bas, cette évolution alerte les autorités sanitaires, qui surveillent de près la situation. Dans ce contexte, plusieurs questions se posent sur l’efficacité des stratégies de prévention et l’impact de la rentrée scolaire.
Une hausse modérée des infections et un sous-variant XFG en circulation
Depuis le mois d’août, la Suisse a observé une légère augmentation des cas de Covid-19. Selon les données récentes, environ 2,8 cas ont été recensés pour 100 000 habitants durant la semaine du 1er au 7 septembre, relate La Tribune de Genève. Bien que cette hausse soit modeste, elle survient dans un contexte particulier : le sous-variant XFG d’Omicron, surnommé « Stratus », qui est plus transmissible que les variants précédents. Ce sous-variant, apparu aux États-Unis, s’est rapidement propagé en Europe, où il est désormais dominant, y compris en Suisse.
Les autorités de santé publique surveillent attentivement la situation en Suisse à travers plusieurs indicateurs. Le monitoring des eaux usées, utilisé pour évaluer la circulation virale, a montré une augmentation de la présence du virus dans les cantons de Genève, du Tessin et de Bâle-Campagne. Cette méthode permet de détecter les signes précoces de propagation du virus, bien avant que les cas ne soient formellement diagnostiqués. En parallèle, Yolanda Müller Chabloz, spécialiste en santé publique à Unisanté, souligne une légère hausse des consultations pour des infections respiratoires, bien que ces infections soient souvent dues à des virus autres que le Covid-19, tels que les rhinovirus.
Le professeur Antoine Flahault, épidémiologiste, indique que ce variant XFG semble se propager rapidement en raison de sa transmissibilité accrue. Cependant, les symptômes restent modérés, avec principalement des signes respiratoires bénins. Les données actuelles ne suggèrent pas un impact plus sévère chez les personnes jeunes et en bonne santé, ce qui permet d’éviter une surcharge des hôpitaux. Toutefois, les experts avertissent que cette situation pourrait changer en cas de nouvelle poussée du virus, en particulier si des variants plus virulents apparaissent.
Mesures de prévention et recommandations face à la recrudescence
Malgré cette hausse des cas, la situation sanitaire en Suisse reste sous contrôle, et les autorités ne jugent pas nécessaire de réintroduire des mesures strictes comme les confinements ou les fermetures de frontières. Néanmoins, la prudence demeure de mise, en particulier pour les personnes vulnérables. Antoine Flahault recommande aux personnes fragiles, telles que les personnes âgées ou immunodéprimées, de recevoir un rappel de vaccin avant l’arrivée de l’hiver, lorsque la circulation des virus respiratoires est généralement plus importante. Les recommandations incluent également le port du masque FFP2 dans les espaces publics fermés pour ces populations.
La rentrée scolaire, marquée par la reprise des activités dans les écoles et les universités, pourrait constituer un facteur important dans la propagation du virus, surtout chez les enfants. Les écoles sont traditionnellement des points de transmission du virus en raison des interactions sociales étroites entre les élèves. Les autorités sanitaires suivent de près l’évolution de la situation dans les établissements scolaires, mais aucun plan de fermeture ou de restrictions spécifiques n’a été mis en place à ce stade.
Pour limiter la propagation du virus, les experts recommandent également d’autres mesures de prévention. Ces mesures incluent une aération régulière des espaces fermés, un lavage fréquent des mains et le respect de la distanciation physique lorsque cela est possible. En outre, les autorités encouragent la population à rester vigilante et à continuer de suivre les directives sanitaires, tout en rappelant que les gestes barrières sont toujours efficaces pour freiner la transmission.








