L’indice des prix à la production et à l’importation a reculé de 0,5% en mai, atteignant 106,4 points. Cette baisse est largement due à la réduction des prix des produits pétroliers, mais aussi à celle de l’électricité pour les gros consommateurs.
Selon l’Office fédéral de la statistique (OFS), cette baisse est également expliquée par un recul des prix des métaux non ferreux et de la ferraille. Ces éléments sont des indicateurs importants du coût de production, car ils influencent directement les prix des biens fabriqués en Suisse, tout en étant étroitement liés à l’exportation et à l’importation de ces produits., rapporte Blick.
Les produits chimiques et pharmaceutiques, à l’inverse, ont connu une évolution opposée. Les prix dans ces secteurs ont progressé, ce qui a contribué à modérer l’impact négatif global de la baisse des autres produits.
L’impact des prix à l’importation sur l’économie suisse
L’Office fédéral de la statistique a aussi observé une diminution marquée des prix à l’importation, qui ont baissé plus fortement que ceux des produits manufacturés en Suisse. La chute des prix des produits pétroliers, des hydrocarbures et des métaux non ferreux a été particulièrement importante.
Ce phénomène a également concerné les produits en plastique et en caoutchouc, mais d’autres catégories, comme les ordinateurs, ont vu leurs prix augmenter. Selon l’OFStat, la baisse des prix à l’importation a ainsi affecté les coûts des biens achetés à l’étranger, mais ces fluctuations restent moins perceptibles pour les consommateurs finaux, car elles varient selon les secteurs et les produits.
La dynamique des prix et ses conséquences pour la production en Suisse
Sur un an, le niveau des prix de l’offre totale a diminué de 0,7%, ce qui reflète une pression sur le pouvoir d’achat des consommateurs, mais également sur les marges des entreprises produisant des biens en Suisse. L’impact est d’autant plus notable pour les entreprises qui dépendent de matières premières importées.
Les prix des produits pharmaceutiques et chimiques ont toutefois permis de compenser en partie cette baisse, offrant une dynamique différente à ces secteurs. La forte volatilité des matières premières et des hydrocarbures reste une composante clé dans l’évolution de l’économie suisse, particulièrement pour les entreprises ayant une activité orientée vers l’exportation.








