Le prix de l’essence en Suisse poursuit sa baisse, frôlant 1,50 franc le litre

Les prix de l’essence en Suisse continuent de baisser, atteignant des niveaux historiques grâce à une production accrue et une économie mondiale instable.

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Faire le plein d'essence à la station-service
Le prix de l’essence en Suisse poursuit sa baisse, frôlant 1,50 franc le litre - © Canva

Depuis avril 2024, le prix moyen du litre d’essence en Suisse a reculé de 18 centimes, selon la RTS. Cette dynamique ramène les tarifs à des niveaux comparables à ceux d’avant l’explosion des prix liés au conflit ukrainien, en février 2022.

La sans-plomb 95, par exemple, est passée en un an de 1,93 franc à 1,73 franc le litre, tandis que le diesel est passé de 1,97 franc à 1,84 franc. Cette baisse soulage de nombreux automobilistes, certains témoignant sur la RTS d’un réel impact sur leur budget quotidien. Ces évolutions marquent un contraste frappant avec les hausses brutales ayant dépassé les deux francs par litre après l’invasion russe.

Une combinaison de facteurs favorables

Le recul des prix de l’essence est le résultat d’une conjonction de trois éléments majeurs. D’abord, l’augmentation de la production pétrolière sur le marché mondial contribue à abaisser les cours du brut.

Ensuite, la crainte d’une baisse de la consommation mondiale, amplifiée par des tensions commerciales, alimente une pression à la baisse sur les prix. Enfin, la dépréciation du dollar renforce le pouvoir d’achat des importateurs européens.

Marco Wölfli, porte-parole du TCS, souligne aussi l’importance du niveau du Rhin pour le transport fluvial, précisant que des niveaux d’eau élevés permettent de réduire les coûts logistiques, ce qui se répercute sur les prix du carburant, rapporte le média helvétique.

Une baisse qui traduit une instabilité économique

Si cette diminution du prix de l’essence représente une bonne nouvelle immédiate pour les consommateurs, elle est aussi révélatrice d’un contexte économique préoccupant. Patrice Geoffron, professeur d’économie à l’Université Paris-Dauphine, indique que ce phénomène s’apparente à un « effet d’aubaine », masquant une réalité plus inquiétante, à savoir un ralentissement de la croissance européenne, tensions sur l’emploi et alourdissement des dettes publiques. Il souligne que la possibilité d’atteindre 1,50 franc le litre pourrait donc s’accompagner de difficultés économiques accrues, et non d’une embellie durable.

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