L’assurance maladie en Suisse, avec ses primes toujours en hausse, devient un véritable casse-tête pour les familles. Mais si la solution à ce problème se cachait dans la séparation des contrats ?
Oui, séparer les contrats d’assurance entre parents et enfants pourrait bien être la clé pour alléger la facture. Alors que les primes 2026 s’annoncent encore plus élevées, ce petit changement stratégique permettrait de réaliser plusieurs centaines de francs d’économies chaque année.
Séparer les contrats : une solution qui fait des économies
À première vue, il peut sembler plus simple de regrouper toute la famille chez le même assureur. Moins de paperasse, un seul interlocuteur, tout ça a du sens… Mais quand on y regarde de plus près, la séparation des contrats parents-enfants pourrait bien être la solution idéale pour économiser. L’émission On en parle a effectué des recherches grâce au comparateur de primes de la RTS, et les résultats sont plutôt surprenants.
Prenons un exemple concret : une famille avec deux enfants à Lausanne. Si cette famille choisit de tout regrouper sous le même assureur avec le modèle de prime le plus bas, la facture totale s’élève à 1086 francs par an. Pas mal, mais si l’on décide de séparer les contrats et de choisir le modèle le plus avantageux pour chaque membre de la famille, la facture tombe à 1068 francs. C’est une économie de 18 francs par mois, soit 200 francs par an. Ce n’est pas négligeable, surtout sur le long terme !
En effet, les primes d’assurance des enfants sont généralement bien plus basses que celles des adultes. En séparant les contrats, chaque membre de la famille profite de conditions mieux adaptées à son âge. Cette stratégie simple permet de réaliser une petite économie qui, cumulée avec d’autres ajustements, peut avoir un vrai impact. Et ce n’est pas tout : certaines caisses offrent des réductions à partir de trois enfants sous le même contrat. À méditer pour les familles nombreuses !
Cela dit, la séparation des contrats n’est pas sans contrepartie. Si la gestion des démarches administratives devient plus complexe, elle peut aussi devenir plus lucrative à long terme. D’un côté, vous économisez, de l’autre, il faudra peut-être jongler avec plus de paperasse. Mais si vous avez un peu de temps et êtes prêts à faire ce compromis, le jeu en vaut la chandelle !
Le choix de la franchise : une décision à ne pas sous-estimer
L’autre astuce pour faire des économies sur les primes d’assurance maladie réside dans le choix de la franchise. Vous savez, ce montant que vous devez payer avant que votre assureur n’intervienne. Et bien, si vous optez pour une franchise plus élevée, vous paierez une prime mensuelle moins chère. Mais attention, tout n’est pas aussi simple !
Pour les enfants, la franchise peut aller de zéro à 600 francs. Alors, que choisir ? Certains parents se disent : « Plus la franchise est élevée, plus je vais économiser sur ma prime ! » Pas faux, mais c’est un pari risqué. Les enfants, par définition, tombent plus souvent malades, se blessent plus facilement, et nécessitent donc davantage de soins médicaux. Si vous choisissez une franchise de 600 francs, vous devrez payer ces frais avant que l’assurance n’intervienne. Si votre enfant a besoin de soins fréquents, cette économie mensuelle pourrait bien disparaître sous les coûts médicaux.
Ainsi, il est souvent plus judicieux de choisir une franchise plus faible. Cela augmentera la prime mensuelle, mais vous serez couverts plus rapidement en cas de consultation médicale ou d’hospitalisation. Ce choix dépend donc beaucoup de la santé de vos enfants et de la fréquence des visites médicales. Le tout est de trouver l’équilibre entre l’économie sur la prime et les frais médicaux que vous êtes prêts à supporter.
Enfin, un dernier conseil important : l’assurance accident est obligatoire pour les enfants n’ayant pas d’activité professionnelle. Mais attention, dès qu’ils commencent à travailler (vers 15-16 ans), cette couverture est prise en charge par l’employeur. C’est une belle occasion de réduire encore la prime d’assurance.








