Le pouvoir d’achat des touristes suisses s’est renforcé dans plusieurs destinations européennes. La stabilité économique de la Suisse, couplée à la faiblesse de certaines monnaies étrangères, rend certaines vacances plus abordables qu’avant la pandémie.
Cette tendance offre aux voyageurs suisses une nouvelle marge de manœuvre pour planifier des séjours moins coûteux. L’analyse de la banque Raiffeisen, dresse un panorama des pays où les dépenses touristiques ont reculé, et ceux où elles se sont alourdies.
Avec la fin des restrictions sanitaires et la reprise des déplacements à l’étranger, les comparaisons de prix redeviennent un critère majeur pour les vacanciers. La publication de Raiffeisen, s’appuyant sur les données d’Eurostat, met en lumière les écarts de coûts observés depuis 2019 dans différents pays.
La Scandinavie en tête des destinations plus abordables
Selon l’analyse de Raiffeisen relayée par blue News, les destinations scandinaves, notamment la Norvège, sont devenues moins onéreuses pour les Suisses. Le recul de la couronne norvégienne et d’autres monnaies nordiques a permis une baisse relative des prix.
Cette tendance s’applique également à l’Islande, qui figurait jusqu’alors parmi les pays les plus chers d’Europe. Désormais, les dépenses liées à l’hébergement, la restauration, les transports ou les loisirs y sont légèrement inférieures à celles observées en Suisse.
Les touristes suisses y bénéficient d’un avantage de change, favorisé par un franc suisse fort et une inflation restée modérée en comparaison avec d’autres pays. L’étude souligne que cette dynamique améliore sensiblement le pouvoir d’achat dans la région nordique.
Des coûts stables ou en recul dans plusieurs pays de la zone euro
Les voyageurs suisses ne constatent pas de hausse marquée dans plusieurs pays traditionnels de la zone euro. L’Italie, la France et l’Espagne présentent un niveau de prix stable, voire légèrement favorable aux visiteurs suisses. Cette tendance s’explique par une certaine inertie des prix locaux combinée à la vigueur du franc suisse, qui atténue l’effet de l’inflation observée ailleurs.
L’étude de Raiffeisen mentionne que, dans ces pays, le pouvoir d’achat helvétique est resté solide depuis 2019. Ainsi, les destinations méditerranéennes classiques continuent d’attirer les touristes suisses, sans engendrer de surcoût par rapport aux années précédentes.
La Croatie et la Turquie deviennent moins avantageuses
À l’inverse, certaines destinations affichent des hausses notables de prix pour les touristes helvétiques. En Croatie, l’introduction de l’euro en 2023 a entraîné une augmentation sensible des coûts.
Selon Raiffeisen, relayée par blue News, cette évolution a provoqué une baisse du pouvoir d’achat suisse, même si le niveau général des prix reste inférieur à celui de la Suisse (environ 60 % du standard suisse).
La Turquie, longtemps prisée pour ses tarifs attractifs, illustre également ce renversement. Malgré une forte dépréciation de la livre turque, l’inflation a été si élevée – dépassant parfois les 700 % depuis 2019 – qu’elle a annulé les gains liés au taux de change. Le tourisme suisse y devient donc plus coûteux qu’auparavant, réduisant l’intérêt économique de cette destination.








