Le passeport suisse perd son accès privilégié en 2026 : Ces 3 pays sont désormais inaccessibles sans visa

Le passeport suisse reste l’un des plus puissants au monde, mais les récents changements dans les destinations accessibles sans visa témoignent des évolutions géopolitiques qui affectent la mobilité internationale.

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Le passeport suisse perd son accès privilégié en 2026 : Ces 3 pays sont désormais inaccessibles sans visa : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Le passeport suisse continue de figurer parmi les plus puissants au monde, offrant à ses détenteurs la possibilité de voyager sans visa dans de nombreuses destinations. Cependant, malgré cette position enviable, des changements récents ont limité la liberté de circulation des citoyens suisses, avec l’introduction de nouvelles exigences de visa pour certains pays. 

En 2026, bien que la Suisse occupe la troisième place dans le classement mondial des passeports, trois pays exigent désormais un visa pour les Suisses, là où il était auparavant possible de voyager sans contrainte. Cette évolution soulève des questions sur les nouvelles dynamiques géopolitiques qui façonnent la mobilité internationale.

La Suisse au sommet : une ascension historique malgré les restrictions

La Suisse a franchi une étape importante dans le classement des passeports mondiaux, se hissant en 2026 à la troisième place, une première dans l’histoire de l’index Henley & Partners. Ce classement, régulièrement mis à jour par le cabinet Henley & Partners avec les données de l’Association internationale du transport aérien (IATA), évalue la mobilité internationale en fonction des pays accessibles sans visa. Cette ascension de deux places par rapport à 2025, où la Suisse occupait la cinquième position, illustre la stabilité et la compétitivité du passeport suisse sur la scène internationale.

Néanmoins, cette progression n’a pas été sans contrepartie. Alors que le passeport suisse permet désormais un accès libre à 186 pays en 2026, contre 187 l’année précédente, la perte d’un pays accessible sans visa, notamment le Vietnam et la Sierra Leone, marque un léger recul. Cette situation montre que même les passeports les plus puissants ne sont pas à l’abri des changements dans les politiques migratoires mondiales.

Cela n’empêche pas la Suisse de se maintenir parmi les leaders mondiaux. Ex æquo avec des pays comme la Suède, l’Espagne, le Luxembourg et le Danemark, le passeport suisse reste un des plus convoités au monde. En comparaison, Singapour, qui domine le classement, permet l’accès sans visa à 192 destinations, tandis que le Japon et la Corée du Sud suivent avec 188 pays accessibles sans visa. Malgré une perte de deux destinations par rapport à 2025, ces pays restent en tête, renforçant l’importance de la stabilité géopolitique et économique dans la mobilité internationale.

Cette position de force se reflète également dans les changements de classement des autres pays. Le Royaume-Uni, qui avait perdu sa quatrième place en 2025, se retrouve désormais à la septième position, après avoir vu son nombre de destinations accessibles sans visa chuter de 186 à 182. De son côté, les États-Unis, bien que restant à la dixième place, ont perdu trois destinations, passant de 182 à 179.

Nouvelles restrictions : quels pays nécessitent désormais un visa pour les Suisses ?

Bien que la Suisse ait progressé dans le classement global des passeports, trois pays exigent désormais un visa pour les ressortissants suisses où auparavant aucun visa n’était requis : l’Irak, le Myanmar et la Somalie. Cette évolution est une illustration des changements géopolitiques affectant la mobilité internationale. Si la perte de l’accès sans visa à ces trois pays semble relativement marginale par rapport à la richesse des destinations accessibles, elle représente néanmoins une régression dans la liberté de circulation des citoyens suisses.

D’autres pays, comme l’Afghanistan, le Mali, ou encore la Libye, continuent d’exiger un visa pour les citoyens suisses, bien que de nombreux pays offrent désormais la possibilité d’obtenir un e-visa. Ces systèmes simplifiés facilitent en partie les démarches, mais ne suppriment pas la nécessité d’une autorisation préalable pour entrer sur le territoire. En 2026, des pays comme l’Algérie, l’Inde, ou la Russie, exigent également des visas, bien que certains offrent des options de e-visa, un processus en ligne plus accessible et rapide pour les voyageurs.

Ce phénomène de restrictions croissantes est le reflet des nouvelles dynamiques sécuritaires et diplomatiques qui influencent les relations internationales, souligne Watson. Les décisions de certains pays d’exiger un visa pour les Suisses sont souvent motivées par des considérations géopolitiques complexes, y compris les relations bilatérales, la gestion des flux migratoires et des préoccupations liées à la sécurité. Ainsi, bien que le passeport suisse reste l’un des plus puissants, cette évolution montre que la mobilité internationale devient de plus en plus soumise à des variables externes, affectant même les pays les plus favorisés en termes de liberté de circulation.

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