En Suisse, deux maladies dominent le tableau des décès, représentant plus d’un quart des morts chaque année. Les pathologies cardiaques, principales responsables, continuent de frapper lourdement, surtout chez les femmes, tandis que le cancer, en constante hausse, ravage aussi une grande partie de la population.
Ces deux fléaux soulignent des défis sanitaires majeurs pour un pays vieillissant et confronté à des modes de vie sédentaires. Alors que des progrès médicaux existent, ces maladies restent des ennemis redoutables pour la santé publique.
Les maladies cardiovasculaires : Une cause persistante de mortalité
Les maladies cardiovasculaires représentent toujours la première cause de décès en Suisse, avec un impact particulier chez les femmes. En 2024, elles ont été responsables de près de 29 % des décès chez les femmes, ce qui en fait la cause principale de mortalité, suivie par le cancer à 22 %, selon les données publiées ce lundi par l’Office fédéral de la statistique (OFS). Cette tendance montre que malgré les avancées dans les traitements et la prévention des maladies cardiaques, les facteurs de risque liés au mode de vie (alimentation, sédentarité, tabagisme) continuent de peser lourdement sur la santé de la population.
Chez les hommes, les maladies cardiovasculaires arrivent en deuxième position, après le cancer, avec 27 % des décès en 2024. Ce déclin des décès dus aux maladies cardiaques chez les hommes, comparé aux chiffres des années précédentes, pourrait être dû à des améliorations dans les soins de santé, telles que la prise en charge plus rapide des infarctus et des AVC, mais aussi à des campagnes de prévention. Cependant, le nombre de décès reste élevé, notamment à cause de l’augmentation du nombre de personnes atteintes de maladies chroniques telles que l’hypertension et le diabète.
Pour les deux sexes, bien que le taux de mortalité lié aux maladies cardiovasculaires ait diminué par rapport à l’année précédente, elles demeurent une cause majeure de mortalité. Les politiques publiques axées sur la prévention des maladies cardiaques, telles que la promotion de l’exercice physique, des habitudes alimentaires saines et du sevrage tabagique, doivent être renforcées pour réduire encore ces taux de mortalité.
L’augmentation des décès dus au cancer : Une problématique en pleine expansion
Le cancer, bien qu’il occupe la deuxième place parmi les causes de mortalité, connaît une progression inquiétante, notamment chez les hommes. En 2024, les cancers ont causé 28 % des décès chez les hommes et 22 % chez les femmes. Parmi les cancers les plus fréquents, le cancer du poumon, le cancer colorectal et le cancer du sein continuent d’être responsables de la majorité des décès. Les facteurs de risque tels que la consommation de tabac, l’alimentation et l’exposition à des produits chimiques demeurent des causes de mortalité importantes.
Malgré des progrès significatifs dans le domaine de la recherche et des traitements contre le cancer, le nombre de cas continue d’augmenter, en grande partie à cause du vieillissement de la population suisse et de l’augmentation de l’incidence de certains types de cancers. La détection précoce et les traitements, notamment les thérapies ciblées et l’immunothérapie, ont permis d’améliorer les taux de survie, mais l’incidence globale des cancers reste élevée. Une attention particulière doit donc être portée à la prévention, avec des campagnes de sensibilisation plus larges, notamment pour encourager les dépistages réguliers et la réduction des comportements à risque.
Un autre phénomène préoccupant est l’augmentation des décès dus à la démence, particulièrement chez les hommes. Bien que les causes exactes de cette hausse ne soient pas entièrement comprises, elle est en partie liée au vieillissement de la population et à la longévité accrue, deux facteurs qui contribuent au développement de maladies neurodégénératives.








