Le printemps en Suisse commence sous de bons auspices. Les prévisions pour cette fin avril annoncent des journées exceptionnelles, avec des températures proches des 28°C dans certaines régions, comme le confirme le météorologue Roger Perret.
Ces conditions météorologiques sont attendues pour jeudi et vendredi, avec un ciel dégagé et très peu de nuages. Toutefois, dès samedi, un changement radical se profile. La vague de froid venue du nord, plus précisément de Scandinavie, arrivera sur le pays, provoquant une chute des températures de 16°C, jusqu’à 12-13°C, dès dimanche.
Cette variation marquée n’est pas inhabituelle pour cette période de l’année, mais elle souligne des changements qui deviennent de plus en plus fréquents avec le réchauffement global.
L’impact du réchauffement climatique sur les variations de température
Si les fluctuations de températures au printemps ne sont pas une nouveauté, l’ampleur et la fréquence des extrêmes météorologiques inquiètent les experts. Selon Roger Perret, ces changements de température, qui semblent aujourd’hui de plus en plus spectaculaires, sont le résultat de la « lutte des masses d’air », un phénomène courant en cette saison, rapporte Blick.
Cependant, l’augmentation des températures globales rend ces contrastes plus prononcés. « Les températures sont désormais au-dessus des normales de saison et cette année pourrait bien être la plus chaude enregistrée depuis longtemps », souligne le météorologue.
Ce phénomène est une illustration tangible du réchauffement climatique, qui, selon Perret, ne se limite pas à des hausses de température, mais entraîne aussi des événements météorologiques plus extrêmes. Ces épisodes où le froid et la chaleur se côtoient sont de plus en plus fréquents, notamment au printemps.
On se dirige vers de grosses #anomalies des températures entre jeudi et samedi, souvent 8 à 10° au-dessus des normales, mais même 10 à 12° en ce qui concerne les maximales, qui pourront évoluer entre 26 et 28° en plaine, et atteindre le 30° en Valais vendredi et samedi. (nb) pic.twitter.com/qhQU2fZj27
— MeteoNews_Suisse (@meteonewsSA) April 28, 2025
Le déclin des saints de glace et les nouvelles réalités climatiques
Le mois de mai marque traditionnellement la période des « saints de glace », une croyance populaire annonçant trois jours de froid intense. Autrefois, cette période était synonyme de gelées tardives, mais ces dernières sont de plus en plus rares, voire inexistantes, ces dernières années.
Le réchauffement climatique est une explication souvent avancée pour ce phénomène. Aujourd’hui, les températures autour du 1er mai ne sont plus une garantie de froid, mais bien souvent un prélude à des journées chaudes, parfois proches de 30°C.
Pour Roger Perret, cette évolution est préoccupante : « Les saints de glace ont disparu depuis longtemps, remplacés par des températures estivales bien avant l’été ». Cela montre que la météo printanière ne suit plus les schémas traditionnels, et ce changement a des répercussions importantes sur l’agriculture et la gestion des ressources naturelles.








