La météo paralyse l’aéroport de Genève, et ce n’est que le début des perturbations

L’aéroport de Genève a connu des perturbations majeures en raison d’orages violents. Ces conditions météorologiques, liées au réchauffement climatique, risquent de persister.

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écran d'aéroport indiquant les vols annulés
La météo paralyse l’aéroport de Genève, et ce n’est que le début des perturbations - © Shutterstock

L’aéroport de Genève, dimanche 1er juin, a été le théâtre d’une série de retards et d’annulations liés aux conditions météorologiques. Alors que le vol easyJet en provenance de Stockholm devait décoller avec un retard d’une heure et demie, la situation s’est encore aggravée avec un nouveau retard annoncé.

Le commandant de bord a dû expliquer que les conditions météorologiques se détérioraient au fil du temps, entraînant un retard de plus de deux heures. En tout, 38 vols ont été annulés ce jour-là, et de nombreux autres ont subi des retards allant de 2 à 3 heures, selon les informations de Genève Aéroport, rapporte Watson.

Si ces désagréments ont été limités pour certains, d’autres passagers ont dû faire face à des files interminables et à des attentes interminables, illustrant l’ampleur des perturbations.

L’impact des orages et de la foudre sur les opérations aéroportuaires

L’élément déterminant dans la suspension des opérations aéroportuaires, comme l’explique Genève Aéroport, est la foudre. Contrairement aux intempéries comme la pluie ou le vent, la foudre présente un danger direct pour la sécurité des passagers et du personnel au sol.

Lorsque les alertes météo atteignent le niveau rouge, toute activité sur le tarmac est suspendue : plus aucun véhicule ni personne ne doit se déplacer. Cette mesure drastique est essentielle pour éviter tout risque d’accident.

En outre, bien que les passagers soient parfois contraints de rester dans l’avion malgré des retards importants, cela permet de conserver une priorité de départ lorsque les conditions s’améliorent. Quitter l’appareil pourrait entraîner de nouveaux retards pour les passagers, et ceux qui insistent pour sortir risquent de perdre cette priorité, comme le précise Genève Aéroport.

Les conséquences du réchauffement climatique sur le secteur aérien

Le réchauffement climatique contribue directement à l’augmentation des phénomènes météorologiques extrêmes, une tendance observée sur une période de plusieurs années. Selon une étude d’Eurocontrol, les conditions climatiques de plus en plus imprévisibles engendrent des perturbations de plus en plus fréquentes dans le trafic aérien. Les orages violents, la canicule et autres événements climatiques extrêmes sont désormais plus réguliers, et leur impact sur les infrastructures aéroportuaires est considérable.

Genève Aéroport, tout comme d’autres grands hubs européens, suit les recommandations d’Eurocontrol pour adapter ses infrastructures et ses systèmes afin de faire face à ces nouvelles contraintes climatiques. Cependant, la tâche reste complexe, d’autant plus que l’aéroport de Genève se trouve dans un axe de trafic aérien central qui subit les effets des perturbations météorologiques d’autres villes voisines, comme Munich ou Lyon.

Ce phénomène n’est pas isolé. Selon les prévisions, ce mercredi 4 juin, une situation particulièrement instable pourrait frapper l’ensemble du territoire suisse, avec la formation de supercellules, des orages d’une rare intensité capables de provoquer des rafales descendantes, de la grêle ou même des mini-tornades.

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