Lindt & Sprüngli, l’un des plus célèbres chocolatiers suisses, pourrait envisager de déplacer la production de ses emblématiques lapins de Pâques dorés aux États-Unis pour contourner les droits de douane imposés par l’administration Trump. Selon une information rapportée par Bloomberg, l’entreprise étudierait un investissement pouvant atteindre 10 millions de dollars afin de produire localement ses produits phares, dont les célèbres lapins, Pères Noël et autres figurines en chocolat.
Ces produits sont actuellement fabriqués en Allemagne, ce qui les soumet à un droit de douane de 15 % pour l’importation aux États-Unis. Cette décision viserait à optimiser la production pour le marché nord-américain tout en réduisant les coûts.
Un investissement stratégique pour contourner les barrières douanières
Lindt & Sprüngli pourrait ainsi consacrer jusqu’à 10 millions de dollars à l’implantation d’une ligne de production sur le sol américain, avec pour objectif de produire les célèbres figurines en chocolat, particulièrement populaires à Noël et à Pâques, et de contourner les droits de douane élevés, rapporte Bloomberg.
Actuellement, ces produits sont fabriqués en Allemagne et expédiés vers les États-Unis, où ils subissent un tarif de 15 % en vertu des taxes imposées par l’administration Trump sur certains produits importés d’Europe. Le transfert de la production vers les États-Unis permettrait à Lindt de réduire ces coûts supplémentaires et de proposer des prix plus compétitifs tout en renforçant sa présence sur le marché américain.
Ce projet s’inscrit dans une stratégie globale visant à renforcer l’efficacité de la production. Lindt & Sprüngli a déjà pris des mesures pour augmenter ses capacités de production en Amérique du Nord, notamment avec l’expansion de son usine de Stratham, dans le New Hampshire. Cette usine, qui répond déjà à une demande croissante, pourrait devenir un pôle stratégique pour la fabrication des produits destinés aux marchés américain et canadien.
Réponse de l’entreprise et perspectives
Lindt & Sprüngli n’a pas confirmé officiellement ce plan de délocalisation de la production des lapins de Pâques. Un porte-parole de l’entreprise a toutefois indiqué que cette initiative faisait partie des réflexions menées depuis plusieurs années pour investir davantage dans la production aux États-Unis. « Nous travaillons en permanence à rendre notre production et nos chaînes d’approvisionnement internes plus efficaces. Cela inclut également l’examen des produits à fabriquer sur quels sites de production et pour quels marchés », a précisé le porte-parole, tout en soulignant que la question des droits de douane n’était pas l’unique facteur influençant cette décision.
L’idée de déplacer la production pour le marché canadien vers l’Europe est également une réponse directe aux droits de rétorsion imposés par le Canada sur certains produits américains. En cas de concrétisation, cette stratégie permettrait à Lindt d’optimiser son réseau de production en fonction des zones géographiques et des régulations locales, tout en répondant à une demande croissante pour ses produits phares.








