Les prix de l’immobilier en Suisse n’ont décidément pas l’intention de ralentir ! En 2025, les hausses continuent de frapper fort, que ce soit pour les maisons ou les appartements. L’indice des prix de l’immobilier résidentiel (Impi) a bondi de 4,6 % sur l’année, bien plus que l’inflation qui n’a même pas atteint 1 %.
Pas de panique, ce n’est pas une blague : c’est l’évolution réelle du marché immobilier suisse, un marché où les prix continuent de défier la logique économique et l’accessibilité au logement. Mais dans quel sens cette tendance va-t-elle mener ?
Pourquoi les prix continuent de grimper : les secrets du marché suisse
L’année 2025 a vu les prix de l’immobilier grimper à une vitesse qui n’est pas prête de se ralentir. Sur l’ensemble de l’année, l’immobilier a pris 4,6 %, bien au-delà de l’inflation qui a culminé à 0,2 %, selon les indications fournies par l’Office fédéral de la statistique. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : au quatrième trimestre 2025, on a encore vu une hausse de 0,5 % par rapport au trimestre précédent, et 3,9 % sur un an. Une dynamique qui touche surtout les maisons et appartements dans les grandes villes, où la demande ne faiblit pas.
Dans les grandes agglomérations urbaines, les maisons ont pris 1,9 % en trois mois, tandis que dans les zones de taille moyenne, c’était plutôt la tendance inverse, avec une baisse de 1,6 %. Ça veut dire quoi ? Que les grandes villes sont toujours ultra demandées, et que tout le monde veut sa part du gâteau immobilier. À l’inverse, dans les communes moins attractives, les prix commencent à redescendre légèrement. Mais ça reste loin d’être un tremblement de terre sur le marché.
Les appartements ont également suivi cette tendance : +2,4 % dans les communes intermédiaires, mais une petite baisse de 1,4 % dans les grandes villes. Si vous cherchez un logement dans les zones moins peuplées, c’est probablement là que vous trouverez un peu plus de chance (et de prix abordables). Mais faut-il encore trouver un bien qui vous convienne.
La hausse des prix : est-ce un mirage ou la norme ?
Pourquoi cette hausse incessante ? Eh bien, c’est un peu la loi du marché : plus la demande est forte, plus les prix montent. Dans les grandes villes, la demande de logements reste ultra élevée, alimentée par une population toujours croissante et une offre qui reste limitée. La construction de nouveaux logements dans ces zones est insuffisante pour suivre la cadence, ce qui crée une pression continue sur les prix. Ces derniers augmentent, et l’écart se creuse, surtout pour les primo-accédants.
Les taux d’intérêt, qui restent relativement bas malgré quelques hausses, n’aident pas non plus à calmer la demande. Acheter un bien devient plus accessible grâce à des prêts plus abordables, mais une fois que vous avez acheté, les prix continuent de grimper, donc votre investissement prend de la valeur. Une aubaine pour les investisseurs, mais un casse-tête pour les acheteurs potentiels.
De l’autre côté, dans les communes moins centrales, où l’offre est plus abondante, les prix connaissent des baisses, mais à peine. Cela montre que les préférences restent globalement tournées vers les grandes agglomérations et que l’immobilier « périphérique » peine encore à décoller.
Le problème, c’est que cette explosion des prix rend l’accessibilité au logement de plus en plus difficile. Les jeunes, les primo-accédants et même les ménages à revenus moyens sont de plus en plus exclus du marché. Le rêve de devenir propriétaire s’éloigne pour beaucoup, et cela pose des questions sur la stabilité du marché immobilier à long terme.








