Immobilier pour petits budgets : ces régions en Suisse romande où vous pouvez encore devenir propriétaire

En Suisse romande, des régions comme le Jura et la Chaux-de-Fonds offrent des prix immobiliers abordables, loin des tarifs stratosphériques du bassin lémanique.

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Immobilier pour petits budgets : ces régions en Suisse romande où vous pouvez encore devenir propriétaire : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Devenir propriétaire en Suisse romande, c’est un rêve pour beaucoup. Pourtant, dans un marché immobilier particulièrement tendu, cet objectif se transforme parfois en un véritable parcours du combattant.

Avec des prix qui varient du simple au double selon les régions, l’accessibilité à la propriété semble de plus en plus restreinte, surtout dans les grandes villes.  Mais ne paniquez pas, il y a encore des coins en Suisse où il est possible de se lancer dans l’aventure de l’achat immobilier sans devoir casser sa tirelire.

L’arc jurassien et le Valais : des zones encore abordables

Qui a dit qu’il fallait forcément habiter à Genève ou Lausanne pour devenir propriétaire ? Si vous avez la chance d’être flexible sur votre localisation, sachez que des régions comme l’arc jurassien ou le Valais restent des alternatives intéressantes pour les acheteurs en quête de prix abordables. Selon l’agence immobilière Neho, ces zones proposent des tarifs nettement plus compétitifs comparés à d’autres parties de la Suisse romande.

Prenons l’exemple du Jura, où le prix moyen d’une maison individuelle est de seulement 3760 francs le mètre carré, un chiffre bien plus bas que les prix qui explosent dans les villes du lac Léman. À titre de comparaison, le Val-de-Travers, dans le canton de Neuchâtel, affiche également des prix intéressants avec 4182 francs par mètre carré pour les maisons. Ce n’est pas tout : d’autres régions comme Loèche (VS) complètent le podium, avec des prix autour de 3806 francs le mètre carré. Ces tarifs peuvent paraître attractifs pour un acheteur potentiel qui cherche à s’éloigner des zones les plus chères sans pour autant sacrifier la qualité de vie. À noter aussi que ces régions bénéficient d’une offre importante de maisons individuelles, ce qui signifie que la concurrence reste raisonnable, offrant ainsi davantage de possibilités pour ceux qui souhaitent acheter.

Mais ce n’est pas seulement dans les maisons que les prix restent compétitifs. Les appartements aussi bénéficient de prix plus abordables dans certaines régions. La Chaux-de-Fonds, en particulier, se place en tête des villes offrant des appartements à prix raisonnables, avec un coût moyen de 3900 francs le mètre carré. Ce qui est bien plus accessible que dans les zones urbaines surpeuplées. En revanche, si l’on s’éloigne encore un peu, des localités comme Monthey ou Sion (Valais) sont également des alternatives à envisager pour acheter sans trop se ruiner.

L’avantage de ces régions ? L’achat peut être plus avantageux que la location. À La Chaux-de-Fonds par exemple, les prix de location peuvent parfois être proches de ceux d’un prêt immobilier mensuel, ce qui fait de l’achat une option bien plus stratégique à long terme. Dans plusieurs secteurs du Valais, de la Vallée vaudoise ou autour de La Chaux-de-Fonds, ces écarts de prix entre location et propriété sont de plus en plus fréquents, rendant l’investissement immobilier encore plus attrayant.

Le bassin lémanique : un marché à prix d’or

À l’opposé de ces régions où les prix restent relativement bas, le bassin lémanique, avec ses grandes villes comme Genève, Lausanne, ou Morges, reste l’une des zones les plus chères de toute la Suisse. À Genève, un prix moyen de 13 850 francs le mètre carré pour une maison individuelle ou 14 333 francs pour un appartement en propriété est tout simplement hors de portée pour une grande majorité des Suisses, même pour les classes moyennes, relate Watson. Ces prix astronomiques sont le résultat d’une demande toujours plus forte, notamment en raison de la concentration de nombreuses entreprises internationales, d’institutions et d’opportunités professionnelles dans cette région.

L’effet d’une telle demande est immédiat : une pression énorme sur l’offre, des prix qui ne cessent de grimper, et une liquidité du marché sans pareille. Autrement dit, les biens se vendent très rapidement. Les grandes entreprises et les expatriés à haut pouvoir d’achat se battent pour décrocher ces propriétés de prestige. Cela rend l’accès à la propriété difficile, voire inaccessible, pour les jeunes ménages et les primo-accédants. Même les régions proches du lac, comme Lausanne ou Vevey, connaissent une augmentation constante des prix. Le marché immobilier dans ces villes reste dynamique, mais les prix sont en adéquation avec une demande qui semble ne jamais se tarir.

Dans ces zones très convoitées, bien que l’offre soit plus limitée, les propriétés restent une valeur sûre. Mais pour ceux qui rêvent de devenir propriétaires sans devoir vendre un rein, ces régions sont à éviter pour le moment, à moins d’avoir un budget bien au-dessus de la moyenne.

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