Le canton de Genève demeure le premier employeur de frontaliers en Suisse. Selon les chiffres publiés par l’Office cantonal de la statistique (OCSTAT), 114 681 frontaliers étaient actifs à la fin du premier trimestre 2025, ce qui représente 28 % des 405 900 frontaliers actifs en Suisse.
Ce chiffre marque une hausse de 1 % par rapport au trimestre précédent, bien que la croissance soit moins marquée que lors du dernier trimestre 2024, où la progression était de 2 %.
À Genève, les frontaliers sont principalement employés dans le secteur tertiaire, avec plus de 92 000 travailleurs répartis dans divers domaines tels que l’administration, le commerce, ainsi que la santé et le social.
Les villes de Genève, Meyrin et Carouge concentrent le plus grand nombre de travailleurs frontaliers, avec 44 461 dans la ville de Genève, 13 716 à Meyrin et 10 051 à Carouge.
Une majorité de frontaliers venus de France voisine et un ralentissement de la croissance
La majorité des frontaliers actifs à Genève provient des départements français voisins, principalement de la Haute-Savoie (66 %) et de l’Ain (19 %). Cette tendance se maintient, avec des demandes croissantes de permis frontaliers G.
En 2024, l’OCSTAT a enregistré un nombre record de demandes, avec 24 835 nouveaux titulaires de ce permis. Cette situation reflète la forte demande de main-d’œuvre dans la région, qui s’est accrue au fil des ans, surtout dans les secteurs où les pénuries de main-d’œuvre sont notables.
Bien que le nombre de frontaliers à Genève continue de croître, cette augmentation se fait à un rythme plus lent. Alors que la progression était de 2 % au dernier trimestre 2024, elle n’a été que de 1 % au premier trimestre 2025.
Ce ralentissement dans la hausse des effectifs pourrait être le signe d’une certaine stabilisation du marché de l’emploi transfrontalier, même si le canton reste le plus attractif pour les travailleurs étrangers en Suisse.








