Geneva Airport en crise : Pourquoi vous risquez de passer des heures à l’aéroport si vous voyagez cet hiver

Des files d’attente interminables, des voyageurs frustrés : ce changement à Genève Aéroport bouleverse l’expérience des passagers.

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Geneva Airport en crise : Pourquoi vous risquez de passer des heures à l'aéroport si vous voyagez cet hiver : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Depuis l’instauration d’un nouveau système de contrôle biométrique européen à Genève Aéroport, les voyageurs subissent de longs temps d’attente pour passer la frontière. Ce dispositif, mis en place en octobre 2025, oblige les ressortissants de pays tiers à fournir leurs empreintes digitales et à se faire photographier lors de leur première entrée dans l’espace Schengen. 

Si l’objectif est de renforcer la sécurité, les conséquences sur l’expérience des passagers sont loin d’être négligeables. De nombreuses personnes se retrouvent coincées dans des files d’attente qui peuvent durer jusqu’à deux heures et demie, en particulier lors des périodes de forte affluence.

Le système biométrique : un contrôle plus strict mais une procédure longue

Le système d’entrée et de sortie (EES) a été introduit dans l’ensemble de l’espace Schengen dans le but de renforcer la sécurité aux frontières extérieures de l’Europe. Ce dispositif exige que les voyageurs venant de pays tiers, c’est-à-dire hors de l’Union européenne, donnent leurs empreintes digitales et se fassent photographier lors de leur première entrée sur le territoire. Bien qu’il vise à faciliter le contrôle des entrées et sorties, il rallonge de manière significative le temps de passage pour les voyageurs.

Depuis l’implémentation de ce système, les passagers arrivant à Genève Aéroport ont rapporté des attentes interminables aux contrôles frontaliers, en particulier pendant les week-ends de forte affluence, comme ceux liés aux vacances de ski, rapporte Watson. Ces retards ont particulièrement affecté les touristes étrangers, notamment ceux en provenance du Royaume-Uni, venus passer du temps dans les stations de ski suisses. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos montrent des files d’attente interminables et des passagers entassés dans les halls de l’aéroport, alimentant la frustration générale.

Le principal problème réside dans le processus même de contrôle. Bien que le système biométrique soit conçu pour accroître la sécurité, le fait de devoir recueillir les empreintes et de prendre une photographie pour chaque passager augmente considérablement le temps nécessaire pour chaque passage à la frontière. En conséquence, les voyageurs se retrouvent souvent bloqués pendant des heures, ce qui perturbe non seulement leur expérience, mais aussi l’organisation des vols et des autres services aéroportuaires.

Les réponses de Genève Aéroport et les perspectives à court terme

Face à ces critiques, Genève Aéroport a pris plusieurs mesures pour pallier les désagréments causés par ce contrôle renforcé. Le nombre d’agents en salle d’arrivée a été doublé pour accélérer le processus. De plus, une équipe spécialisée a été mise en place pour gérer les bagages qui s’accumulent sur les tapis, réduisant ainsi l’un des autres points de congestion dans l’aéroport. Cependant, malgré ces ajustements, l’aéroport reconnaît que ses infrastructures actuelles ne sont pas adaptées à cette nouvelle procédure.

L’Office fédéral de la douane a également souligné que les infrastructures de l’aéroport montraient leurs limites face à un afflux de passagers bien plus important que prévu. À ce jour, seuls 35% des voyageurs sont soumis à cette nouvelle procédure biométrique, mais cela devrait augmenter dans les mois à venir, particulièrement après l’introduction de la numérisation totale des contrôles frontaliers.

Le 9 avril 2026, les tampons sur les passeports disparaîtront définitivement. Tout passera de manière numérique, ce qui, à long terme, devrait réduire les délais d’attente. Ce passage au tout numérique est perçu comme une avancée, mais la question demeure : l’aéroport de Genève sera-t-il suffisamment préparé pour gérer l’afflux complet des voyageurs sous ce nouveau système ?

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