Les family offices gèrent les richesses des familles les plus aisées au monde. Ce milieu secret prospère en Suisse grâce à sa discrétion et à ses services personnalisés.
Ces structures offrent une gestion globale, intégrant fiscalité, investissements et accompagnement luxueux. Entre Zurich et Genève, les montants gérés atteignent des sommets, reflétant une économie parallèle au cœur des grandes fortunes.
Une gestion sur-mesure dans un milieu ultra-confidentiel
Les family offices sont des structures dédiées à la gestion des fortunes des ultra-riches, offrant des services taillés sur mesure. En Suisse, ces entités se répartissent en deux catégories : les « single family offices », gérant les actifs d’une seule famille, et les « multi family offices », regroupant les patrimoines de plusieurs clients. Le pays compte près de 300 bureaux single, administrant environ 600 milliards de francs suisses, selon les experts. Leur discrétion est un atout majeur : peu d’informations sur leurs activités sont publiées, renforçant leur attrait pour les riches clients en quête de confidentialité.
Ces bureaux offrent bien plus que la simple gestion d’actifs financiers. Ils s’occupent de divers aspects de la vie de leurs clients, incluant la fiscalité, la gestion de propriétés et des investissements artistiques. Les événements comme le Family Office Forum à Zurich permettent de renforcer les réseaux et d’échanger entre professionnels, dans un cadre discret, mais prestigieux. Katja Mülheim, co-fondatrice de Prestel & Partner, souligne l’importance de ces interactions pour développer des relations solides dans un milieu où la confiance est cruciale.
Entre fiscalité avantageuse et luxe personnalisé
La fiscalité suisse figure parmi les raisons principales qui attirent les grandes fortunes. Contrairement à d’autres pays, les single family offices ne sont pas régulés par la FINMA (autorité financière suisse), leur laissant une grande latitude. Selon Pascal Saint-Amans, spécialiste des questions fiscales, ce manque de régulation soulève des interrogations, notamment sur la taxation des riches. Bien qu’une régulation soit jugée secondaire, le débat sur une taxation plus juste pour réduire les inégalités reste au cœur des discussions.
Outre les finances, certains offices proposent des services d’accompagnement ultra-luxueux et sur mesure. Des conciergeries privées organisent des safaris, des séjours exceptionnels ou l’achat de biens de prestige. À Genève par exemple, des entreprises comme celle de Myriam Al Sayed-Duti collaborent étroitement avec les family offices pour offrir une expérience personnalisé à leurs clients. Ces services personnalisés, allant de l’organisation de voyages au recrutement de personnel de maison, contribuent à solidifier l’écosystème économique entourant les grandes fortunes.








