Selon le Baromètre suisse des familles 2026 publié ce jeudi, plus de 50 % des ménages déclarent avoir de la peine à couvrir leurs frais. Une situation qui se dégrade chaque année, empirant leur situation financière.
Face à ces tensions, les ménages suisses se retrouvent confrontés à une pression croissante qui menace leur pouvoir d’achat. Les récentes hausses de prix aggravent encore cette crise, mettant en lumière les défis économiques majeurs auxquels ils doivent faire face au quotidien.
Un fardeau financier croissant
D’après les résultats du Baromètre suisse des familles 2026, réalisé par Pro Familia Suisse et l’assurance-vie Pax, les familles suisses sont confrontées à une réalité économique difficile. Près de 49 % des familles interrogées considèrent que les primes d’assurance-maladie sont leur principale source de préoccupation financière, suivies par 37 % des familles qui citent la hausse générale des prix comme un problème majeur. La santé et le coût du logement suivent respectivement avec 26 % et 25 %. Ces chiffres soulignent la lourdeur de la charge pesant sur les ménages, qui doivent faire face à des coûts croissants dans plusieurs domaines essentiels.
En particulier, la hausse des primes d’assurance-maladie, qui a augmenté de manière significative en 2026, continue d’affecter la capacité des familles à subvenir à leurs besoins. Les primes d’assurance-maladie, devenues de plus en plus chères, représentent un pourcentage élevé du revenu des ménages, particulièrement dans les foyers à revenus modestes. Ce fardeau se trouve accentué par l’inflation qui touche divers secteurs, y compris l’alimentation, l’énergie et le logement, exacerbant les difficultés économiques des familles suisses.
Une autre donnée inquiétante est que 46 % des familles déclarent que leurs revenus leur permettent juste de couvrir leurs dépenses, tandis que 7 % affirment qu’ils n’ont pas suffisamment de revenus pour faire face à leurs besoins. Cette situation est encore plus marquée chez les familles avec de jeunes enfants, où 53 % d’entre elles indiquent qu’elles ont du mal à joindre les deux bouts. En revanche, cette proportion descend à 40 % lorsque les enfants sont plus âgés, au-delà de 24 ans.
Les familles suisses ont des difficultés à épargner
Une autre conséquence de cette pression financière est la difficulté croissante à épargner. Selon le Baromètre suisse des familles 2026, 29 % des familles ne parviennent pas à épargner de l’argent, tandis que 19 % réussissent à mettre de côté jusqu’à 250 francs par mois, et 18 % jusqu’à 500 francs. Les économies de plus de 1000 francs par mois sont rares, ce qui montre que la capacité d’épargne des ménages reste extrêmement limitée dans un contexte économique tendu.
Malgré ces difficultés, une majorité des familles suisses semble trouver un certain équilibre dans l’éducation des enfants. 51 % se sentent en mesure d’enseigner à leurs enfants la gestion d’un budget, et 40 % affirment qu’ils sont entièrement à l’aise pour remplir ce rôle. Toutefois, des différences sont observées en fonction des classes de revenus : dans les familles à bas revenus, les mères prennent souvent en charge l’éducation budgétaire, tandis que dans les foyers plus aisés, ce rôle est davantage assumé par les pères.
En parallèle de cette situation financière tendue, une majorité des familles affiche un sentiment de satisfaction de la vie familiale, avec 79 % des répondants se disant globalement satisfaits de leur quotidien familial. Cependant, une forte majorité de 76 % des familles exprime un pessimisme croissant concernant l’avenir de la situation des familles en Suisse, faisant état de préoccupations quant à l’évolution des conditions économiques et sociales.








