L’économie suisse fait du surplace : le PIB cale au deuxième trimestre 2025

La croissance économique suisse ralentit au deuxième trimestre 2025, avec une faible performance due à la contraction industrielle et la résistance des services.

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L’économie suisse fait du surplace : le PIB cale au deuxième trimestre 2025 : Crédit : weyo / stock.adobe.com | Econostrum.info - Suisse

L’économie suisse semble marquer une pause en 2025, avec des indicateurs économiques qui révèlent une croissance timide au deuxième trimestre. Le produit intérieur brut (PIB) n’a progressé que de 0,1 % par rapport au trimestre précédent, marquant une nette décélération par rapport à la performance du début d’année. 

Cette faible performance intervient après un premier trimestre 2025 où le PIB avait augmenté de 0,8 %, laissant présager une certaine stabilisation. Cette évolution, bien que modeste, reflète un climat économique complexe pour la Suisse, où des secteurs en déclin sont contrebalancés par une croissance dans d’autres domaines, notamment les services.

L’industrie en recul, les services en progression

Le résultat décevant du PIB au deuxième trimestre est largement dû à la performance en demi-teinte de l’industrie, qui connaît une évolution négative. Plusieurs secteurs industriels ont en effet connu des baisses de production, notamment l’industrie manufacturière, en raison de la faiblesse de la demande intérieure et des perturbations continues des chaînes d’approvisionnement mondiales. L’industrie suisse souffre encore des effets de la pandémie et de la guerre en Ukraine, qui ont perturbé les coûts des matières premières et les délais de livraison. Cette situation, combinée à une hausse des coûts d’énergie et une demande plus faible pour certains produits suisses à l’international, a contribué à l’essoufflement de l’industrie.

Cependant, cette évolution négative a été partiellement compensée par une bonne dynamique dans le secteur des services, qui a enregistré une croissance notable. Ce secteur, essentiel pour l’économie suisse, a montré une certaine résilience en offrant des perspectives plus positives. Les secteurs financiers, de la santé et des technologies de l’information ont particulièrement contribué à cette stabilité. Le marché de l’emploi, bien que moins dynamique que dans les périodes précédentes, reste globalement solide, ce qui soutient les activités dans les services. En outre, les services non marchands, tels que les activités gouvernementales et éducatives, continuent de se développer, répondant ainsi à une demande locale stable.

Une prévision de croissance modeste pour 2025

Les chiffres du deuxième trimestre partagés par le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco)ont surpris de nombreux économistes, qui tablaient sur une évolution du PIB comprise entre -0,3% et +0,3%. Le fait que la croissance n’ait été que de 0,1% indique une stagnation à court terme. Toutefois, la faible performance ne semble pas remettre en cause la solidité fondamentale de l’économie suisse. Les experts estiment que la Suisse pourrait encore bénéficier de l’exportation de ses produits de haute qualité, notamment dans les secteurs pharmaceutiques et horlogers, qui restent compétitifs sur la scène mondiale.

Toutefois, les perspectives à moyen terme restent floues. L’incertitude géopolitique, en particulier la guerre en Ukraine et les tensions avec la Chine, pourrait encore peser sur la croissance suisse. La faiblesse du commerce mondial et la pression inflationniste restent des risques pour l’économie suisse, même si la Banque nationale suisse (BNS) continue de maintenir une politique monétaire stricte pour contrer ces effets.

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