Suisse : Le Conseil des Etats approuve le budget 2025, les secteurs concernés

Le Conseil des États a approuvé le budget de la Confédération pour l’année 2025, un acte législatif crucial qui définit les priorités économiques et sociales pour la Suisse. Ce budget a été approuvé dans un climat politique tendu, alors que la Suisse, comme de nombreux autres pays, doit faire face à des enjeux économiques et sociaux de taille.

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Suisse : Le Conseil des Etats approuve le budget 2025, les secteurs concernés | Econostrum.info - Suisse

Le Conseil des Etats a approuvé ce lundi le budget 2025 de la Suisse, un texte qui fait la part belle aux dépenses militaires tout en prévoyant des ajustements dans plusieurs autres secteurs.

Après des débats intenses, cette version du budget révèle des choix stratégiques forts en matière de défense, mais aussi des ajustements sociaux et économiques. À travers ces décisions, la Suisse semble chercher un équilibre entre sécurité, soutien aux secteurs essentiels et maîtrise de la dette.

Une augmentation de 530 millions pour l’armée

L’une des mesures phares de ce budget 2025 est la hausse substantielle des dépenses militaires, qui seront augmentées de 530 millions de francs, pour atteindre 2,7 milliards de francs. Cette décision s’inscrit dans la volonté de renforcer la défense nationale, avec un objectif ambitieux de porter les dépenses militaires à 1 % du PIB d’ici 2032. Cette mesure, fortement soutenue par les membres de l’UDC, vise à garantir la sécurité à long terme du pays tout en répondant aux exigences de planification de l’armée.

Le financement supplémentaire est destiné à améliorer la sécurité de planification pour l’armée, et ce, sans augmenter de manière excessive la dette publique, conformément aux règles de frein à l’endettement. Toutefois, le budget a également subi quelques ajustements, notamment dans d’autres secteurs de la politique extérieure.

Des choix stratégiques pour l’agriculture et la coopération internationale

Alors que le Conseil national proposait des coups drastiques dans la coopération internationale, le Conseil des Etats a fait un choix plus mesuré. Les sénateurs ont décidé de limiter la réduction de cette branche à 30 millions de francs, privilégiant ainsi une approche plus équilibrée. Ce compromis devrait permettre de maintenir l’engagement de la Suisse dans ses missions à l’étranger tout en respectant les principes du frein à l’endettement.

Concernant l’agriculture, les sénateurs ont voté pour une augmentation de 42 millions de francs des paiements directs, maintenant ainsi le niveau des subventions agricoles à hauteur de 2,8 milliards de francs pour 2025. Cette mesure reflète l’importance accordée à la sécurité alimentaire et au soutien des agriculteurs suisses dans un contexte économique incertain.

Réductions dans d’autres secteurs et ajustements de dépenses

Les ajustements financiers ne se limitent pas aux secteurs militaires et agricoles. Le budget 2025 prévoit également plusieurs coupes dans des domaines moins populaires. Par exemple, des réductions importantes sont attendues dans le domaine de l’asile avec 185 millions de francs de moins, une décision visant à limiter les dépenses publiques tout en maintenant l’efficacité des dispositifs d’asile.

Les dépenses liées au personnel fédéral seront aussi réduites de 40 millions de francs, bien que moins que ce qui avait été proposé par le Conseil national (-70 millions). Les sénateurs ont par ailleurs choisi de réduire de 35 millions de francs les dépenses externes, en réponse à un besoin de rationalisation dans les services publics.

Une autre coupe importante concerne la politique régionale, qui verra son financement réduit de 12,5 millions de francs, contrairement à ce que souhaitaient les députés. Ces ajustements s’inscrivent dans une démarche visant à maintenir l’équilibre budgétaire tout en respectant les engagements sociaux.

Un budget qui devra encore convaincre le Conseil national

Le projet de budget 2025, une fois approuvé par le Conseil des Etats, doit maintenant passer sous la loupe du Conseil national. Les députés auront à se prononcer sur les ajustements militaires, les réductions sociales et les autres choix financiers opérés. À terme, ce budget devrait refléter un compromis entre les objectifs de défense et la nécessité de maintenir une politique économique prudente face à une dette publique qui doit être surveillée de près. Les choix du Conseil des Etats devraient donc servir de base pour des discussions plus approfondies avec les députés, avant que le budget ne soit définitivement validé.

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