La grippe saisonnière, bien qu’en recul en Suisse, reste encore forte dans plusieurs régions du pays. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) a récemment rapporté une baisse des cas confirmés de grippe, mais la situation varie considérablement selon les cantons.
Alors que le nombre de cas a diminué de 23,5 % par rapport à la semaine précédente, il est trop tôt pour affirmer que le pic de la vague a été dépassé. Les autorités sanitaires continuent de suivre de près l’évolution de l’épidémie, car des variations importantes sont observées selon les zones géographiques et les groupes de population.
Une diminution des cas à l’échelle nationale mais des disparités régionales marquées
Depuis quelques semaines, la grippe saisonnière a montré des signes de régression à l’échelle nationale. Selon les derniers chiffres de l’OFSP, la semaine passée, 23,03 cas confirmés de grippe pour 100 000 habitants ont été signalés, ce qui représente une baisse de 23,5 % par rapport à la semaine précédente. Cela correspond à environ 2094 cas confirmés dans tout le pays. Cependant, bien que cette diminution soit un signe positif, il reste encore trop tôt pour affirmer que le pic de l’épidémie est passé, et la situation demeure préoccupante dans plusieurs régions.
Les taux d’incidence, qui mesurent le nombre de cas pour 100 000 habitants, varient largement d’un canton à l’autre. Les cantons de Bâle-Ville, Uri et Bâle-Campagne sont les plus touchés, avec des taux respectifs de 57,60, 49,64 et 34,85. Ces chiffres montrent que la grippe continue de frapper particulièrement fort dans certaines régions de la Suisse, malgré la baisse générale des cas. À l’inverse, les cantons d’Appenzell Rhodes-Extérieures (3,53), Appenzell Rhodes-Intérieures (11,95) et Zoug (11,96) sont les moins touchés, avec des taux bien plus bas.
En Suisse romande, le canton de Fribourg enregistre le taux d’incidence le plus bas avec 15,58, tandis que le Jura est le canton le plus touché de la région avec un taux de 30,73. Ces disparités régionales montrent l’impact variable de l’épidémie et soulignent que des stratégies spécifiques à chaque canton pourraient être nécessaires pour limiter la propagation du virus. Les différences dans la couverture vaccinale, les habitudes sociales et les mesures locales de prévention expliquent probablement ces écarts.
La co-circulation de la grippe et du COVID-19 : un défi supplémentaire pour les systèmes de santé
Le contexte sanitaire actuel, marqué par la co-circulation de la grippe et du COVID-19, complique la gestion des épidémies en Suisse, relate Watson. Bien que la pandémie de COVID-19 semble avoir atteint son pic à l’automne dernier, les infections diminuent lentement depuis. En revanche, la grippe saisonnière reste encore présente et pose des défis à la fois pour les autorités sanitaires et les hôpitaux, qui doivent gérer simultanément deux épidémies.
Les cas de COVID-19 enregistrés actuellement dans le système de déclaration obligatoire sont similaires à ceux de l’année dernière à la même période. Cela reflète une situation relativement stable en ce qui concerne la pandémie de COVID-19, mais la grippe ajoute une pression supplémentaire aux structures de santé, qui doivent gérer les hospitalisations liées aux deux virus. Les hôpitaux suisses, déjà sous pression depuis le début de la crise sanitaire, doivent redoubler d’efforts pour faire face à cette double menace.
Dans ce contexte, les autorités sanitaires continuent d’encourager la vaccination, notamment pour les groupes vulnérables comme les personnes âgées, les enfants et les personnes ayant des pathologies sous-jacentes. En parallèle, des recommandations de prévention, telles que le lavage fréquent des mains, le port du masque et la réduction des contacts sociaux, sont régulièrement diffusées pour limiter la propagation de la grippe et du COVID-19. Les médecins et les autorités locales surveillent attentivement l’évolution de la situation et adaptent leurs recommandations en fonction des fluctuations des cas.
En Suisse, où les systèmes de santé sont généralement bien équipés, la co-circulation de la grippe et du COVID-19 reste un défi majeur, d’autant plus que la population, bien que vaccinée contre ces virus, peut encore être susceptible de contracter les infections, en particulier dans les périodes de pic.








