Dans ce canton romand, on travaille moins que partout ailleurs en Suisse

En 2024, les Suisses ont travaillé 41,6 h par semaine en moyenne. Genève travaille le moins, les Grisons le plus, selon l’OFS, avec des écarts sectoriels marqués.

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Ouvrier en construction et le drapeau de la Suisse sous forme de carte
Dans ce canton romand, on travaille moins que partout ailleurs en Suisse - © Sutterstock

Selon les données publiées par l’Office fédéral de la statistique (OFS), les travailleurs suisses ont effectué en moyenne 41,6 heures par semaine en 2024 dans les secteurs secondaire et tertiaire. Ce chiffre global masque toutefois des différences entre les cantons.

En Suisse romande, les Valaisans sont les plus assidus avec 42,1 heures hebdomadaires en moyenne, tandis que les Genevois ferment la marche avec 40,9 heures. À l’échelle nationale, les Grisons prennent la première place avec 42,3 heures. Bien que les écarts entre cantons soient relativement réduits, ils permettent de dessiner des tendances régionales sur le rapport au travail.

Une tendance globale à la réduction du temps de travail

Toujours selon l’OFS, le temps de travail effectif par emploi a légèrement augmenté de 0,1 % entre 2023 et 2024. Cette hausse est principalement due à l’augmentation du nombre d’emplois (+0,8 %), mais elle a été neutralisée par une diminution de la durée annuelle effective de travail par emploi (-0,7 %).

Cette dernière est expliquée par une réduction de la durée hebdomadaire effective de travail. Sur une période plus longue, entre 2019 et 2024, la durée hebdomadaire effective des salariés à plein temps a reculé de 50 minutes pour atteindre 40 heures et 4 minutes. L’OFS attribue cette évolution à plusieurs facteurs, dont la baisse des heures supplémentaires et l’augmentation des absences.

Des disparités selon les branches d’activité

L’OFS indique que les secteurs ne sont pas égaux face à la charge horaire. Le secteur primaire se distingue avec plus de 44 heures hebdomadaires, soit le niveau le plus élevé observé.

Certaines branches du secteur tertiaire, comme les activités financières et d’assurances (41 heures) ou les activités scientifiques et techniques (40,7 heures), affichent également des durées élevées. À l’opposé, les salariés des activités immobilières et de soutien enregistrent un temps de travail effectif inférieur à 39 heures par semaine.

Par ailleurs, les absences pour raisons de santé, notamment les maladies ou accidents, ont progressé de 7,6 à 8,5 jours par emploi entre 2023 et 2024. Ces absences varient selon le niveau de qualification, les cadres en enregistrant moins que les professions élémentaires.

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