Le secteur de l’hôtellerie-restauration, pilier de l’économie suisse, bénéficie d’un nouvel accord entre syndicats et employeurs. Ce dernier prévoit une hausse des salaires minimaux pour les années 2026 et 2027, en fonction de l’inflation annuelle moyenne, rapporte Watson.
Le taux de renchérissement sera déterminé d’après les prévisions économiques du Secrétariat d’État à l’économie (SECO). L’accord, signé par les syndicats Unia, Syna et Hotel & Gastro Union, ainsi que les organisations d’employeurs, marque une avancée importante pour les travailleurs, notamment dans un contexte d’inflation croissante.
Une négociation bilatérale renforcée
Les discussions entre syndicats et associations d’employeurs, telles que GastroSuisse et HotellerieSuisse, ont permis de parvenir à un consensus sur les ajustements salariaux.
Ce compromis constitue une première étape avant de futures négociations portant sur la révision de la Convention collective nationale de travail (CCNT). Les discussions pour renouveler cette convention débuteront fin 2025, avec un objectif de ratification en 2027. Le nouveau texte devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2028.
Des perspectives pour le long terme
L’accord signé n’est qu’une étape initiale dans la révision des conditions de travail dans l’hôtellerie-restauration. Les partenaires sociaux prévoient de concentrer leurs efforts sur la révision de la CCNT, qui devrait prendre en compte les évolutions économiques et répondre aux besoins des employés du secteur.
Une fois ratifié, le texte de la convention sera appliqué dès 2028, offrant ainsi aux travailleurs une meilleure sécurité salariale à long terme. Les négociations à venir devraient aussi porter sur d’autres aspects du contrat de travail, dans une volonté de maintenir l’équilibre entre les exigences des salariés et les contraintes des employeurs.








