La BNS annonce un changement crucial dès novembre : Des impacts importants pour les banques et l’économie suisse en vue

La BNS ajuste la rémunération des avoirs à vue pour inciter les banques à une gestion plus active des liquidités excédentaires, tout en préservant la stabilité économique.

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La BNS annonce un changement crucial dès novembre : Des impacts importants pour les banques et l'économie suisse en vue : Crédit : Reuters | Econostrum.info - Suisse

À partir du 1er novembre 2025, la Banque nationale suisse (BNS) met en œuvre une révision importante de la rémunération des avoirs à vue. Le coefficient du seuil de rémunération des avoirs à vue passera de 18 à 16,5, un ajustement qui vise à soutenir l’activité sur le marché monétaire. 

Ce changement, tout en maintenant la stabilité de la politique monétaire, cherche à inciter les banques à mieux gérer leurs excédents de liquidités. Une telle décision pourrait avoir des répercussions importantes sur la gestion des réserves bancaires et la dynamique économique de la Suisse.

La rémunération des avoirs à vue : Un outil central dans la politique monétaire de la BNS

La rémunération des avoirs à vue joue un rôle crucial dans la politique monétaire de la BNS. Elle est utilisée comme un levier pour gérer la quantité de liquidités circulant dans le système financier. Les avoirs à vue, ou les réserves bancaires déposées auprès de la BNS, sont rémunérés jusqu’à un seuil déterminé. Pour les banques ayant l’obligation de maintenir des réserves minimales, ce seuil est calculé en fonction de la moyenne mobile des réserves minimales des trois dernières années, multipliée par le coefficient du seuil.

Le changement annoncé consiste à abaisser ce coefficient de 18 à 16,5, ce qui signifie que les banques devront détenir des réserves excédentaires plus faibles pour bénéficier de cette rémunération. Cette modification, bien qu’ayant pour but de stimuler l’activité économique, reste dans le cadre de la politique monétaire actuelle. En effet, le taux directeur de la BNS, qui est actuellement nul, demeure inchangé, et cette baisse du coefficient ne modifie en rien le cap suivi par la politique monétaire de la BNS.

Ce mécanisme permet à la BNS de contrôler indirectement les flux monétaires en incitant les banques à mieux gérer leurs excédents de liquidités. Si les avoirs dépassent le seuil de rémunération, ils sont soumis à un taux directeur réduit, ce qui décourage leur maintien sous forme de réserves excédentaires. Une telle approche vise à encourager les banques à utiliser ces fonds excédentaires plus activement, notamment en les prêtant ou en les investissant sur le marché.

Impacts pour les banques et le marché monétaire

Bien que la décision de la BNS ne modifie pas directement le taux directeur de la BNS, elle pourrait avoir des conséquences importantes sur la gestion des liquidités des banques, indique Blick. En abaissant le seuil de rémunération, les banques pourraient être incitées à ajuster leur stratégie de gestion des réserves, notamment en utilisant une plus grande proportion de leurs fonds excédentaires pour financer des crédits ou investir. Cette dynamique pourrait avoir des répercussions positives sur l’activité économique, car elle favoriserait une utilisation plus productive des liquidités excédentaires.

Il est également essentiel de noter que les réserves minimales que les banques doivent détenir auprès de la BNS, qui ne sont pas rémunérées, restent inchangées. Ainsi, cet ajustement ne touche pas directement la gestion des réserves minimales mais se concentre sur la gestion des excédents au-delà de ce seuil. Par cette mesure, la BNS cherche à encourager une plus grande circulation des liquidités excédentaires sur le marché monétaire, sans pour autant perturber la stabilité financière du pays.

Cette révision de la rémunération des avoirs à vue pourrait également avoir un impact indirect sur la rentabilité des banques. En effet, si les avoirs à vue dépassent le seuil et sont soumis à un taux réduit, les banques pourraient chercher des alternatives pour optimiser leur rendement. Toutefois, cette mesure n’affecte pas directement les coûts d’emprunt pour les entreprises et les particuliers, car elle ne touche pas le taux directeur global.

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