Les tarifs de l’électricité pourraient reculer en 2026. Selon une étude récente menée auprès d’acteurs du secteur, une majorité des fournisseurs suisses anticipent une diminution des prix l’an prochain.
Ce constat émane de l’Association des entreprises électriques suisses (AES), qui a sondé plusieurs fournisseurs sur leurs perspectives tarifaires. Dans un contexte énergétique instable depuis plusieurs années, cette évolution marquerait un répit pour les consommateurs. Les résultats préliminaires esquissent une tendance à la baisse, bien que les chiffres définitifs ne soient pas encore publiés.
La confirmation des prix officiels, attendue en septembre par la Commission fédérale de l’électricité (Elcom), permettra de mesurer précisément l’ampleur de cette baisse. En attendant, les données disponibles donnent un aperçu des ajustements potentiels à venir dans le paysage énergétique helvétique.
Une enquête sectorielle révélatrice
L’Association des entreprises électriques suisses (AES) a mené une enquête auprès de 318 fournisseurs d’électricité. Parmi eux, 68 ont répondu, dont 25 ont été en mesure d’indiquer leurs tarifs prévus pour 2026. Ces dernières prévoient une baisse médiane comprise entre 3 % et 4 % par rapport à l’année précédente, rapporte Blick.
Les 43 autres entreprises ayant participé à l’étude ont donné des réponses qualitatives, sans chiffrer précisément leurs tarifs. La majorité d’entre elles annoncent également des baisses pour 2026. Ces premières estimations suggèrent un ajustement généralisé des prix, bien qu’il soit encore trop tôt pour parler de tendance définitive.
La dynamique des prix du marché
La baisse des prix envisagée pour 2026 s’explique principalement par la diminution des tarifs sur le marché de gros de l’électricité. Cette information a été mise en avant par l’AES, qui observe une évolution favorable par rapport aux niveaux observés durant la crise énergétique.
Le directeur de l’Elcom, Urs Meister, a déclaré début mai qu’« une tendance à la baisse des prix se dessine », tout en précisant que les tarifs devraient rester supérieurs à ceux d’avant la crise. Les entreprises du secteur anticipent ainsi une stabilisation progressive des coûts, sans retour aux niveaux historiquement bas d’avant 2021.








