Coup dur pour les automobilistes suisses

En 2025, les automobilistes suisses verront leurs frais de conduite augmenter de 5,5 %, selon le Touring Club Suisse (TCS). Cette hausse, équivalente à 40 francs supplémentaires pour 1 000 kilomètres parcourus, reflète des changements légaux et des coûts de production en augmentation.

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Coûts de conduite
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Le coût de conduite en Suisse, déjà élevé, atteindra un nouveau palier en 2025. Le TCS, dans son baromètre annuel, révèle que le prix moyen par kilomètre passera de 72 à 76 centimes, une augmentation qui repose sur des frais fixes et variables associés à l’achat et à l’entretien d’un véhicule. Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance où les coûts automobiles progressent d’année en année, impactant directement le budget des ménages.

Cette évolution est notamment due à l’entrée en vigueur, en juillet 2024, de nouvelles obligations légales imposant l’installation de systèmes d’aide à la conduite sur tous les véhicules neufs. Ces technologies, destinées à améliorer la sécurité routière, augmentent considérablement les coûts de production des voitures, le prix moyen d’un véhicule neuf passant ainsi de 41 000 francs en 2024 à 44 000 francs en 2025.

Le poids des coûts fixes et variables

Selon les calculs du TCS, le coût annuel moyen d’utilisation d’un véhicule atteindra 11 337 francs en 2025, sur la base d’un véhicule neuf parcourant 15 000 kilomètres par an. Ce montant inclut des frais fixes comme l’amortissement, les taxes et les assurances, ainsi que des frais variables liés au carburant, à l’entretien et aux réparations. Parmi ces postes, l’amortissement représente 27 % des dépenses, faisant de ce dernier un élément clé de l’augmentation.

Les nouvelles obligations légales sur les aides à la conduite expliquent en grande partie cette flambée. Ces dispositifs, bien que bénéfiques pour la sécurité, renchérissent les coûts de production, un effet amplifié par une inflation générale sur les pièces détachées et les services de maintenance. Par ailleurs, les frais de garage, de stationnement et d’entretien continuent également de grimper, renforçant le fardeau financier des automobilistes.

Alternatives et ajustements nécessaires

Cette hausse des coûts de conduite pourrait inciter davantage d’usagers à envisager des alternatives à la voiture individuelle. À titre de comparaison, un abonnement général des CFF en 2e classe coûte actuellement 3 995 francs par an, un tarif largement subventionné par l’État, et bien inférieur au coût annuel d’un véhicule personnel. Toutefois, les transports publics ne répondent pas toujours aux besoins des résidents en zones rurales ou aux contraintes horaires spécifiques.

Des solutions comme le covoiturage ou l’achat de véhicules d’occasion plus abordables pourraient également se développer face à cette pression financière. Néanmoins, la transition vers des modes de transport plus économiques nécessite une réflexion à long terme et une adaptation progressive des comportements.

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