Acheter un appartement de vacances en Suisse coûte plus qu’à Paris

St-Moritz redevient la station alpine la plus chère de Suisse, avec des prix en forte hausse. Les résidences secondaires y atteignent 22 300 CHF/m².

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St. Moritz en Suisse
Où acheter un appartement de vacances en Suisse coûte plus qu’à Paris - crédit : Shutterstock | Econostrum.info - Suisse

Les prix des appartements de vacances dans les Alpes suisses atteignent des sommets. St-Moritz reprend la première place du classement des destinations les plus chères, devant Verbier et Zermatt, selon une étude récente publiée par UBS, rapporte Blick.

Dans un contexte de demande soutenue et de rareté de l’offre, les résidences secondaires situées en altitude affichent des prix record. Le phénomène s’est intensifié depuis la pandémie, avec un attrait croissant pour les régions de montagne, renforcé par l’essor du télétravail.

St-Moritz redevient la station la plus chère de Suisse

La station huppée de St-Moritz, dans les Grisons, s’impose à nouveau comme la destination alpine la plus chère du pays. D’après le dernier rapport « UBS Alpine Property Focus », le prix moyen d’un appartement haut de gamme y atteint désormais 22 300 francs suisses par mètre carré. Cette remontée s’explique par une hausse des prix de 4 % sur un an, contre 2,8 % à Verbier, reléguée à la deuxième place avec un tarif moyen de 22 100 francs.

Cette dynamique est attribuée à une combinaison de facteurs structurels : peu de nouvelles constructions, un attrait international constant, et une image de prestige alimentée par des événements exclusifs comme la Snow Polo World Cup. Le rapport d’UBS souligne également que dans certains cas exceptionnels, les prix à St-Moritz peuvent grimper jusqu’à 40 000 francs le mètre carré, renforçant son image de destination de luxe.

Des hausses généralisées depuis la pandémie

Depuis 2020, le prix moyen des résidences secondaires dans les Alpes suisses a progressé d’environ 30 %, soit une augmentation annuelle de 5,5 %. L’étude d’UBS relie cette flambée à un enchaînement de circonstances économiques et sociales : restrictions de voyage, fermeture temporaire des activités urbaines, développement du télétravail et bonne santé des marchés financiers. Ces conditions ont favorisé un afflux de capitaux vers l’immobilier de montagne, en particulier de la part d’une clientèle disposant de liquidités importantes.

Zermatt complète le podium, avec un tarif de 20 900 francs le mètre carré, en hausse de 5,5 % par rapport à l’année précédente. À noter que les cinq premières places du classement sont toutes occupées par des stations suisses, loin devant Courchevel en France, qui arrive seulement en sixième position avec 17 900 francs le mètre carré.

Une croissance qui pourrait ralentir

Malgré cet engouement persistant, les experts d’UBS entrevoient une modération de la hausse des prix dans les trimestres à venir. Selon Maciej Skoczek, économiste immobilier et auteur du rapport, les perspectives économiques restent limitées à l’échelle européenne. Il explique que l’inflation freine le pouvoir d’achat des ménages et que les coûts de financement élevés hors de Suisse rendent l’acquisition de résidences secondaires plus contraignante.

Les jeunes actifs attirés par la flexibilité du télétravail continuent néanmoins de privilégier les régions alpines, perçues comme des lieux de vie de qualité. Cette tendance pourrait contribuer à maintenir une demande stable, même si les marges de progression des prix s’amenuisent.

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