La Suisse et l’Union européenne ont récemment conclu un nouveau paquet d’accords bilatéraux, et le secteur économique suisse exprime son soutien clair à cet accord crucial pour l’avenir de la coopération bilatérale. Monika Rühl, directrice générale d’Economiesuisse, a souligné l’importance de maintenir une relation solide avec l’UE, la première partenaire commerciale du pays.
Les accords bilatéraux III visent à stabiliser et à développer les relations économiques entre la Suisse et l’Union européenne. Selon Economiesuisse et l’Union patronale suisse (UPS), cet accord représente un levier stratégique pour garantir l’accès au marché de l’UE, tout en préservant les conditions compétitives nécessaires à la place économique suisse. Mais des questions demeurent, notamment concernant certaines mesures qui affecteraient le marché du travail.
Un accord crucial pour la stabilité économique
Le paquet d’accords bilatéraux III a été accueilli favorablement par les principales faîtières de l’économie suisse. Selon Monika Rühl, cet accord est perçu comme essentiel pour stabiliser et renforcer les relations avec l’UE, qui reste le principal partenaire commercial de la Suisse.
Elle insiste sur les avantages concrets qu’apportera cet accord, notamment dans les domaines de la recherche, de l’innovation et de l’approvisionnement énergétique, rapporte la RTS. L’idée est de garantir un accès optimal aux marchés européens, vital pour les entreprises suisses.
Les accords viennent renforcer un modèle de coopération qui repose sur des accords antérieurs entre la Suisse et l’UE, et constituent un gage de continuité pour les échanges commerciaux et scientifiques. Dans le contexte d’une Europe en mutation, la stabilité de cette relation est vue comme un atout stratégique pour la compétitivité de l’économie suisse.
La flexibilité du marché du travail en question
Une des préoccupations majeures exprimées par Economiesuisse et l’UPS concerne la préservation de la flexibilité du marché du travail suisse. Si les mesures générales du paquet bilatéral III ont été largement saluées, certaines propositions ont suscité des réserves, notamment la mesure visant à protéger les travailleurs contre les licenciements dans les entreprises de plus de 50 employés.
Cette disposition, introduite par le Conseil fédéral, est jugée incompatible avec les besoins de flexibilité des entreprises. Monika Rühl a d’ailleurs exprimé son opposition à cette mesure, soulignant qu’elle ne correspond pas aux objectifs des accords bilatéraux III.
Le maintien de cette flexibilité est perçu comme crucial pour que les entreprises suisses puissent continuer à se développer dans un environnement international compétitif. La majorité des autres mesures, en revanche, ont été jugées favorables aux conditions économiques et sociales des travailleurs, sans nuire aux dynamiques du marché.
L’immigration et la clause de sauvegarde
La question de l’immigration fait également partie des enjeux majeurs de ces négociations. Les faîtières de l’économie suisse soutiennent la clause de sauvegarde en matière d’immigration, mais insistent sur sa mise en œuvre stricte.
Cette clause est jugée nécessaire pour répondre aux préoccupations liées à la libre circulation des personnes, tout en protégeant les spécificités du marché du travail suisse. La participation des partenaires sociaux à la gestion de cette clause est également un point souligné, afin de garantir une application juste et équilibrée des règles.
Malgré ces ajustements, le soutien à cet accord reste solide, car il est perçu comme une nécessité pour l’avenir de l’économie suisse et la préservation de son accès privilégié aux marchés européens. Sans ces accords, la Suisse risquerait de perdre des avantages cruciaux, notamment en matière de recherche et d’accès aux programmes européens.
L’ensemble de ces ajustements sera soumis à une phase de consultation jusqu’au 31 octobre 2025, avec une mise en œuvre législative prévue en 2026. La mise à jour de 32 lois suisses, dont plusieurs modifications substantielles, devrait être discutée au Parlement dans les années à venir.








