Le bulletin de notes est flatteur. Dans cette enquête internationale, la Suisse récolte d’excellentes évaluations auprès d’un pays voisin, au point de laisser presque tous les autres pays derrière elle.
Pourtant, le regard sur l’accueil est plus réservé. Ce contraste se retrouve dans les réponses sur les relations humaines. Les Suisses sont appréciés comme amis ou collègues, sans être aussi bien classés pour leur hospitalité.
Les Allemands placent la Suisse au deuxième rang
Ces voisins sont les Allemands. Dans l’édition 2025 de l’Anholt Nation Brands Index, ils classent la Suisse deuxième parmi les 50 pays évalués. Seule l’Allemagne elle-même bénéficie d’une meilleure image auprès de sa propre population.
L’analyse du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) montre que l’Allemagne est le pays où la Suisse obtient son meilleur classement parmi les vingt populations interrogées.
Les résultats sont particulièrement favorables dans ses domaines de force. La catégorie qui réunit l’attractivité du pays et la qualité de vie lui vaut une deuxième place. La gouvernance, ainsi que les produits d’exportation et l’innovation, la placent au troisième rang. Sur ces sujets, les répondants allemands lui accordent donc une appréciation très positive.
L’accueil obtient un classement bien moins flatteur
Le contraste apparaît avec l’indicateur « Welcoming ». Celui-ci porte sur le caractère accueillant de la population et sur le sentiment que les répondants auraient d’être les bienvenus dans le pays. Dans le classement allemand, la Suisse ne décroche ici que la seizième place.
Le rapport précise qu’elle occupait le sixième rang en 2021. La différence est également marquée avec le résultat obtenu sur ce même critère dans l’ensemble des vingt pays interrogés : la Suisse y arrive cinquième en moyenne.
L’appréciation allemande de l’hospitalité suisse est donc sensiblement moins favorable que celle observée ailleurs. L’enquête mesure une perception ; elle ne permet pas, à elle seule, d’expliquer ce recul.
Les Suisses restent appréciés comme amis et collègues
Comme le rapporte Blick, cette réserve sur l’accueil s’accompagne pourtant de bons résultats lorsqu’il est question de relations personnelles. À la question de savoir si les répondants aimeraient avoir une personne suisse parmi leurs amis proches, le pays retrouve la deuxième place.
Il arrive aussi troisième pour la disposition à embaucher une personne qualifiée originaire de Suisse. Un classement plus réservé sur l’accueil peut donc coexister avec une bonne opinion des habitants lorsqu’il s’agit d’amitié ou de travail.
L’image d’un pays accueillant, l’envie de nouer une amitié et la confiance accordée aux compétences professionnelles constituent trois aspects distincts du sondage. Les répondants allemands n’y donnent pas le même classement à la Suisse.
Une cinquième place globale, avec des écarts selon les pays
Dans l’ensemble de l’indice 2025, la Suisse occupe le cinquième rang. Elle est notamment troisième en Turquie, en Russie et en Pologne. Ses résultats les moins favorables viennent des États-Unis et de l’Afrique du Sud, où elle arrive onzième.
Ces positions portent sur l’image de 50 pays, évaluée auprès d’environ 2 000 personnes dans chacun des vingt pays participants. D’après le rapport du DFAE, les réponses ont été recueillies en juillet et août 2025.
La Suisse figure parmi les pays dont la réputation est étudiée, mais pas parmi ceux où la population a été interrogée. Le sondage renseigne donc sur le regard porté sur elle à l’étranger, sans donner la vision que les Suisses ont, en retour, de leurs voisins.








