La fraîcheur espérée après les orages n’aura été qu’un court répit. En Suisse, la chaleur reprend rapidement ses droits et s’installe dans la durée. Les journées restent lourdes, les nuits peinent à rafraîchir les villes et les organismes sont soumis à rude épreuve.
Le plus préoccupant n’est pas seulement le niveau des températures, mais leur persistance. Après un week-end déjà très chaud, la semaine prochaine pourrait encore accentuer cette impression d’étouffement, dans un contexte météo qui rappelle certaines grandes vagues de chaleur passées.
Jusqu’à 36°C attendus la semaine prochaine
La canicule se poursuit en Suisse après les orages de vendredi soir. Ces derniers ont apporté un bref moment de fraîcheur, mais sans véritable changement durable. La chaleur est repartie de plus belle depuis hier, avec des températures ayant atteint 35°C durant ce week-end.
La suite s’annonce encore plus éprouvante. Selon les prévisions de MétéoSuisse, le thermomètre pourrait grimper jusqu’à 36°C la semaine prochaine, du lundi au vendredi. Cette durée rend l’épisode particulièrement difficile, surtout dans les zones urbaines, où la chaleur s’accumule dans les bâtiments, les rues et les logements mal ventilés.
Les nuits ne devraient pas vraiment permettre de récupérer. Dans ce type de situation, l’absence de fraîcheur nocturne renforce la fatigue et augmente les risques pour les personnes vulnérables. Les personnes âgées, les enfants, les personnes souffrant de maladies chroniques ou celles qui travaillent dehors sont particulièrement concernées.
Quelques foyers orageux pourront encore apparaître, notamment en montagne. Mais ces épisodes resteront insuffisants pour casser la dynamique générale. Ils pourront apporter localement une courte baisse des températures, sans mettre fin à la vague de chaleur.
Une vague de chaleur comparable à 2003
Aucun record de chaleur pour un mois de juin n’a encore été battu en Suisse, selon MétéoSuisse. Mais la situation pourrait évoluer dans les prochains jours si les températures continuent de grimper. Même sans record immédiat, l’épisode actuel est déjà remarquable par sa durée et son intensité.
La canicule devrait dépasser les dix jours, un seuil qui la rend comparable à celle de 2003, comme le rapporte la RTS. À l’époque, la Suisse avait connu une séquence extrêmement longue et chaude, restée dans les mémoires. Cette année encore, un élément aggravant entre en jeu : le printemps a été particulièrement sec. Des sols secs retiennent moins d’humidité et favorisent une montée plus rapide des températures.
La chaleur ne devrait pas disparaître rapidement. Les températures maximales pourraient rester comprises entre 28 et 34°C jusqu’au 3 juillet. Autrement dit, même si le pic venait à passer, la Suisse resterait dans une ambiance très estivale, parfois lourde, pendant encore plusieurs jours.
Dans ce contexte, les recommandations restent essentielles : boire régulièrement, éviter les efforts aux heures les plus chaudes, fermer les volets en journée, aérer tôt le matin ou tard le soir, et prendre des nouvelles des personnes fragiles. La canicule ne se joue pas seulement dans les chiffres. Elle pèse aussi sur le quotidien, surtout lorsqu’elle s’installe aussi longtemps.








