Depuis quelques jours, des résidents d’un canton suisse ont eu l’opportunité de tester la mobilité douce grâce à une initiative baptisée « Déclic Mobilité », lancée par la fondation Modus. L’objectif est de favoriser l’abandon de la voiture au profit de modes de transport plus écologiques, en particulier les transports publics et les vélos.
En contrepartie de l’engagement à ne pas utiliser leur voiture pendant un mois, les participants reçoivent un chèque de 500 francs, qu’ils peuvent utiliser pour s’abonner à Unireso, louer un vélo, ou encore utiliser les véhicules de la plateforme Mobility. Ce programme, qui fait ses premiers pas en 2025, pourrait bien s’étendre à d’autres régions.
L’importance de la multimodalité et des incitations financières
L’opération est un moyen concret de promouvoir la multimodalité des transports dans le canton de Genève. Guillaume Drevon, directeur de la fondation Modus, souligne que l’objectif est de faire changer les mentalités et d’inciter les gens à expérimenter de nouvelles formes de mobilité, rapporte 20Min. En plus de favoriser l’adoption de modes de transport moins polluants, cette initiative permet de collecter des données précieuses pour mieux comprendre les habitudes des consommateurs et leurs choix de transport.
Ce type d’initiative est d’autant plus pertinent face à l’augmentation des préoccupations environnementales. À une époque où le réchauffement climatique est au cœur des discussions politiques et économiques, encourager les gens à délaisser leurs véhicules polluants au profit de solutions de transport plus écologiques est devenu une priorité. Le gouvernement soutient cette initiative, et Pierre Maudet, conseiller d’État en charge des Mobilités, a rappelé que les actions menées par les privés, telles que celles de la fondation Modus, viennent compléter les efforts de l’État pour offrir des solutions de mobilité durable accessibles à tous.
Des résultats positifs et un modèle qui s’étend
L’initiative Déclic Mobilité a déjà été testée avec succès en 2025, avec des résultats encourageants. Selon les données de la fondation, environ 20% des participants ont acheté un vélo après avoir pris part à l’opération. De plus, 30% ont souscrit un abonnement aux Transports Publics Genevois (TPG), et 15% des participants ont choisi de se séparer d’une voiture. Ces chiffres témoignent d’un réel changement d’attitude chez une partie des participants, et montrent que l’initiative est loin d’être simplement symbolique.
L’opération est également un moyen de sensibiliser davantage la population à l’importance de l’environnement et des comportements écoresponsables. En l’espace de quelques jours, une première vague de 130 personnes a déjà rejoint l’aventure, avec des inscriptions supplémentaires prévues pour le mois prochain. À terme, cette initiative pourrait permettre d’élargir la pratique de la mobilité douce à une plus large population, tout en contribuant à la réduction des émissions de CO2 dans le canton.
Des initiatives similaires ailleurs en Suisse
La tendance à encourager l’utilisation des transports publics et des modes de déplacement durables se répand dans d’autres cantons suisses. En 2025, des villes comme Lausanne, Montreux et Yverdon ont lancé des projets similaires pour encourager les citoyens à privilégier les alternatives à la voiture. L’initiative genevoise s’inscrit dans ce mouvement global qui vise à réduire l’empreinte écologique des déplacements quotidiens, tout en offrant aux citoyens des solutions pratiques et adaptées.
Il est clair que les initiatives telles que « Déclic Mobilité » répondent à une demande croissante de solutions de transport plus durables, notamment dans les zones urbaines et périurbaines où la pollution de l’air est un problème majeur. En offrant des incitations financières, ces programmes réussissent à motiver les citoyens à changer leurs habitudes tout en réduisant leur impact environnemental.








