À partir du 1er mars 2026, plusieurs nouvelles lois et réformes entreront en vigueur en Suisse, touchant des domaines variés comme la formation professionnelle, la santé et les télécommunications. Ces mesures visent à moderniser la législation suisse et à répondre aux défis contemporains dans différents secteurs.
Elles concerneront aussi bien les citoyens, les entreprises, que les administrations publiques, et leur application pourrait avoir des répercussions profondes sur la vie quotidienne des Suisses. Voici un aperçu des principales nouveautés qui s’imposent à partir du mois de mars.
Vaccins et antibiotiques : la fin de la pénurie grave
À partir du 1er mars, la Suisse ne considérera plus les vaccins et les antibiotiques comme des médicaments en pénurie grave. Depuis 2019, des réserves obligatoires ont été mises en place pour certains antibiotiques, puis pour les vaccins à partir de 2023, afin d’assurer la disponibilité en cas de crise sanitaire. Les autorités suisses ont indiqué que les réserves obligatoires ont été presque entièrement reconstituées, ce qui permet d’abroger les ordonnances qui avaient été édictées pour faire face à la pénurie.
Cependant, bien que la situation se soit améliorée, l’approvisionnement en médicaments reste fragile. De nombreux médicaments, en particulier certains antibiotiques et vaccins, demeurent parfois indisponibles en raison de la délocalisation de la production et de la forte dépendance à quelques sites de fabrication à l’étranger.
Monde du travail : augmentation salariale dans le secteur de la menuiserie
Une autre mesure significative concerne les travailleurs du secteur de la menuiserie, avec une augmentation salariale négociée par les partenaires sociaux. Dès le 1er mars, une hausse générale de 20 francs par mois sera appliquée à tous les employés régis par la convention collective de travail dans ce secteur. En plus de cette augmentation de base, des primes supplémentaires de l’ordre de 30 francs par employé seront réparties individuellement. Cette décision fait suite à des négociations entre les syndicats et les employeurs du secteur et a pour but de répondre aux besoins économiques des travailleurs, tout en renforçant la compétitivité du secteur de la menuiserie.
Une réforme pour la maturité professionnelle et la formation
Le 1er mars marque également l’entrée en vigueur d’une nouvelle ordonnance concernant la maturité professionnelle fédérale. Cette réforme vise à structurer de manière plus précise les exigences pour les jeunes en apprentissage souhaitant obtenir ce diplôme, leur ouvrant ainsi les portes d’une haute école spécialisée. Le but est d’adapter la formation aux exigences actuelles de l’économie, tout en permettant aux étudiants de mieux se préparer aux défis complexes du monde professionnel. L’ordonnance clarifie la structure des formations, les exigences des examens et la reconnaissance des différentes filières de formation. Cette réforme devrait favoriser l’accès à des métiers spécialisés et soutenir la compétitivité de l’économie suisse sur la scène internationale.
Nouveaux standards en matière de télécommunications
Une autre réforme significative concerne les télécommunications en cas de panne de courant. Dès le 1er mars, les opérateurs de téléphonie mobile en Suisse devront garantir un service minimum de communication mobile en cas de coupure de courant. Cela inclut l’obligation de maintenir un accès à Internet et de garantir que 99 % des habitants de chaque commune puissent accéder aux services de télécommunication. Les services d’urgence, les programmes radio et les services destinés aux malentendants ne pourront en aucun cas être restreints. Ces mesures visent à assurer une résilience des communications en période de crise et à protéger les citoyens contre toute coupure des services essentiels.
Une protection accrue contre le bruit et les radiations
Parallèlement, un autre changement majeur concerne la protection contre le bruit. Le 1er mars, la révision de l’ordonnance sur la protection contre le bruit entre en vigueur. Elle modifie les exigences en matière de construction et d’aménagement dans les zones exposées à des niveaux de bruit élevés. Désormais, une attention particulière sera accordée à la réduction des nuisances sonores dans les zones urbaines, tout en facilitant l’octroi de permis de construire dans des zones sensibles. Cette révision met l’accent sur des mesures d’isolation acoustique et sur le développement interne des quartiers, contribuant ainsi à améliorer la qualité de vie dans les zones résidentielles les plus exposées.
L’ordonnance révisée sur la dosimétrie entre également en vigueur. Cette révision vise à améliorer les standards de protection contre les rayonnements ionisants. En ajustant la réglementation suisse aux dernières recommandations internationales, cette nouvelle législation garantit une protection plus stricte pour les travailleurs et la population contre les risques liés aux radiations.
De nouvelles régles pour la gestion du patrimoine culturel sensible
Une commission présidée par l’ancienne conseillère fédérale Simonetta Sommaruga commencera à travailler sur la gestion du patrimoine culturel au passé problématique, indique Blick. Cette commission aura pour tâche de conseiller le gouvernement sur la restitution des œuvres d’art de l’époque nazie ou en provenance des colonies. En se concentrant sur le patrimoine sensible, cette commission contribuera à établir des lignes directrices pour la restitution d’objets culturels et encouragera le dialogue sur le patrimoine historique.








