Un chalet unique et entièrement aménagé est mis en vente dans le canton des Grisons pour la somme de 85 000 francs. Cette petite bâtisse, construite avec soin et passion, pourrait séduire les amateurs de nature et d’immobilier abordable, mais elle est aussi le centre d’une situation administrative complexe.
Simon Kunfermann, un agriculteur et charpentier de 45 ans, a conçu et construit ce chalet avec du bois provenant d’un ancien refuge alpin, mais il doit désormais se séparer de son œuvre. En raison de contraintes légales liées à son emplacement, le chalet ne peut pas être utilisé comme prévu initialement, bien que son prix attractif en fasse une occasion rare.
Une maison dans les montagnes : confort et simplicité
Le chalet, situé à Präz, dans les Grisons, est entièrement équipé et aménagé pour permettre à ses occupants de profiter pleinement de la montagne. Le prix de 85 000 francs inclut un salon cosy avec un vieux poêle à bois, une salle de bain avec eau chaude, ainsi que quatre couchages aménagés dans une mezzanine sous de grands puits de lumière. L’électricité nécessaire pour faire fonctionner les équipements est produite par des panneaux solaires installés sur le toit, garantissant une certaine autonomie énergétique. Cette simplicité et l’authenticité de la construction, réalisée à partir de matériaux récupérés, en font un refuge parfait pour ceux recherchant un retour aux sources.
Simon Kunfermann, charpentier de formation, a mis un an à construire ce chalet avec tout son cœur et son savoir-faire. Il se souvient avoir passé la première nuit dans ce chalet avec sa fille, Ninja, qui rêvait de cet endroit, rapporte Blick. Ce projet, né d’un désir de créer un lieu familial, s’inscrit dans une volonté plus large de vivre de manière autonome et proche de la nature. Cependant, ce rêve de vie à la montagne s’est heurté à la réalité des réglementations en matière de construction en Suisse.
Un projet de vie perturbé par la législation
Simon Kunfermann avait d’ambitieux projets pour son chalet. Il élevait des cerfs, des chevaux et des chèvres sur son terrain et utilisait la maison pour loger des invités après des repas organisés avec son collègue, qui préparait des spécialités pour une vingtaine de convives. Ce système de logements temporaires fonctionnait bien durant tout un été, mais une dénonciation a mis fin à cette activité. Le vieux poêle à bois utilisé pour chauffer le chalet a été jugé illégal par les autorités locales, et, malgré une autorisation de la commune, le canton des Grisons a décrété que le chalet était situé en dehors du périmètre constructible.
Ce coup dur a contraint Simon à renoncer à son activité et à se séparer de son chalet. « Aujourd’hui encore, cette situation continue de m’attrister, car je dois me séparer du chalet », confie-t-il. La législation stricte en matière de construction et d’urbanisme a rendu son projet inviable, malgré sa volonté de créer un espace de convivialité dans la nature.
Un chalet à la vente : des obstacles pour les acheteurs potentiels
Bien que l’annonce de la vente de ce chalet ait attiré de nombreux acheteurs potentiels, Simon explique que la difficulté principale réside dans la recherche d’un emplacement approprié et légal. Le chalet repose sur une remorque, ce qui permet de le déplacer facilement, mais il reste néanmoins soumis à des restrictions légales concernant son installation sur des terrains. Selon Simon, il serait possible de le placer sur un terrain de camping ou dans une ferme et de le raccorder aux canalisations, mais ces démarches nécessitent une planification minutieuse et des autorisations spécifiques.
La remorque sur laquelle repose le chalet permet de le transporter à l’aide d’un tracteur, offrant ainsi une certaine flexibilité aux acheteurs potentiels. Simon est prêt à aider au transport, ce qui pourrait faciliter le déménagement du chalet vers un lieu plus adapté. Toutefois, la question de l’emplacement reste un défi majeur pour toute personne intéressée par ce bien, limitant ainsi l’attrait de l’offre malgré un prix attractif.








