Il est encore possible de louer un logement à 890 francs dans ces communes malgré la hausse des prix

Le marché immobilier suisse est marqué par des disparités de prix importantes, tant au niveau des régions que des quartiers.

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Il est encore possible de louer un logement à 890 francs dans ces communes malgré la hausse des prix : Crédit : Canva | Econostrum.info - Suisse

Le marché locatif en Suisse est particulièrement tendu, avec des hausses de loyers constantes et une pénurie de logements qui persiste. Selon les dernières données de Lookmove, une entreprise lausannoise spécialisée dans l’analyse du marché immobilier, les loyers en Suisse ont enregistré une augmentation de 2,3% en 2025, après des hausses successives de 3,2% et 4,7% au cours des deux années précédentes. 

Cette tendance concerne toutes les grandes villes du pays, mais les prix varient considérablement d’un canton à l’autre, et même d’un quartier à l’autre. Il devient donc crucial pour les futurs locataires de savoir où les loyers sont les plus abordables.

Les loyers les plus abordables : focus sur les régions moins populaires

Les données de  Lookmove révèlent des différences frappantes dans les loyers proposés à travers la Suisse. Le loyer médian pour un appartement de trois pièces peut varier entre 890 CHF à Bonfol, dans le canton du Jura, et plus de 4750 CHF à Agra, un village pittoresque près de Lugano. Cette variation est représentative des écarts géographiques qui existent à travers le pays, notamment entre les zones rurales et les grandes villes.

Dans des régions comme Neuchâtel, Fribourg ou le Valais, les loyers restent relativement abordables, avec des appartements de quatre pièces proposés entre 1800 CHF et 2000 CHF. À l’inverse, les loyers dans les grandes villes comme Zurich ou Genève atteignent des niveaux bien plus élevés, pouvant dépasser 5000 CHF dans certains quartiers de Zurich. Cette augmentation des loyers est principalement due à la demande élevée dans les zones économiques et aux contraintes d’offre de logements.

Un autre aspect important de ces données est la pénurie de logements dans plusieurs cantons. Dans certaines localités rurales ou éloignées, des annonces de logements restent inexistantes, soulignant une pression continue sur l’offre. Cela exacerbe les tensions sur le marché locatif et alimente la hausse des prix dans les régions les plus recherchées.

Les disparités dans les grandes villes : pourquoi les quartiers comptent

À l’intérieur des grandes villes suisses, les loyers varient considérablement d’un quartier à l’autre. Par exemple, à Genève, le loyer médian pour un quatre-pièces dans des quartiers résidentiels comme Champel ou Florissant, situés sur la rive gauche, peut atteindre 3700 CHF par mois, tandis que dans des zones moins prisées comme Plainpalais, les loyers sont plus abordables, avec des prix autour de 2700 CHF. Cette différence s’explique en partie par la qualité de vie perçue, les équipements disponibles et la proximité avec le centre-ville ou des pôles d’activités économiques.

À Lausanne, les prix des loyers oscillent entre 2400 CHF et 3200 CHF, selon les quartiers, mettant en évidence la segmentation du marché immobilier dans la ville. À l’échelle des grandes villes suisses, on constate que les quartiers les plus éloignés du centre sont généralement plus abordables, indique Watson. En revanche, les quartiers proches des universités, des centres d’affaires ou des lignes de transport principal voient leurs prix grimper rapidement en raison de la demande constante.

Cette séparation entre quartiers a un impact direct sur les locataires, qui doivent faire face à une disparité de prix en fonction de leur emplacement géographique dans la ville. De plus, le phénomène d’embourgeoisement dans certaines zones urbaines renforce la pression sur les loyers, rendant difficile l’accès à des logements abordables pour les ménages modestes.

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