Cette ville est devenue la plus congestionnée de Suisse, selon les dernières données de Tomtom, une entreprise spécialisée dans les solutions de navigation. Les automobilistes y perdent chaque année un nombre impressionnant d’heures, principalement à cause des embouteillages qui envahissent les rues.
Avec une moyenne de 141 heures perdues chaque année, la situation est bien plus grave que dans de nombreuses autres grandes villes européennes et mondiales. Cette congestion génère des coûts non seulement en termes de temps, mais aussi sur le plan économique et environnemental, affectant ainsi la qualité de vie de la population et la productivité de la ville.
Genève, pire que Rome et Mumbai : les chiffres de la congestion
Selon le classement 2025 de Tomtom, Genève se positionne au 33e rang mondial des villes les plus congestionnées, et à la 10e place au niveau européen. La vitesse moyenne de circulation à Genève est de seulement 20 km/h, soit une perte de 3 minutes et 6 secondes pour chaque kilomètre parcouru. Ce chiffre est particulièrement élevé par rapport à d’autres grandes villes, notamment Rome, Vienne et Mumbai, où la circulation est moins lente. En comparaison, à Zurich, la vitesse moyenne est de 22 km/h, ce qui place la ville plus loin dans le classement (88e place). Bâle, Lausanne, et Lugano se classent également loin derrière, avec des valeurs moins extrêmes, mais toujours significatives.
Le classement global des villes les plus lentes au monde est dominé par Londres et Barranquilla (Colombie), où il faut près de quatre minutes pour parcourir un kilomètre. Genève est donc loin d’être une exception dans un monde où les embouteillages deviennent un phénomène global. Si ces chiffres semblent préoccupants, ce sont surtout leurs conséquences sur les habitants et l’économie locale qui en font un enjeu majeur pour la ville.
Les répercussions économiques et environnementales de la congestion
Les bouchons à Genève ne sont pas seulement une source de frustration pour les conducteurs, mais aussi un fardeau pour l’économie locale. Tomtom estime que chaque habitant de la ville perd 141 heures par an dans les embouteillages, soit l’équivalent de près de six jours de travail. Cette perte de temps a un impact direct sur la productivité des travailleurs, réduisant leur efficacité et augmentant leur stress. Ces heures perdues par les automobilistes représentent également une perte de potentiel économique pour la ville.
Sur le plan environnemental, la congestion routière entraîne une augmentation des émissions polluantes et de la consommation de carburant. Le ralentissement constant du trafic génère une consommation plus élevée, ce qui augmente la pollution de l’air et contribue aux effets du changement climatique. Genève, en tant que ville soucieuse de son empreinte carbone, se trouve donc confrontée à une contradiction : alors qu’elle cherche à améliorer sa durabilité, la congestion nuit à ses efforts pour réduire ses émissions.
Les infrastructures, déjà sous pression, subissent une sollicitation accrue. Les retards dans les travaux d’entretien et l’augmentation du nombre de véhicules contribuent à un cercle vicieux de détérioration des conditions de circulation. La mise en place de solutions alternatives, telles que l’amélioration des transports publics ou la promotion de la mobilité douce, est devenue une nécessité pour limiter ces effets à long terme.
Des solutions pour alléger la congestion : des pistes à explorer
Pour résoudre cette problématique, plusieurs mesures sont envisagées par les autorités genevoises, notamment l’amélioration des transports en commun et le développement de pistes cyclables. Genève a mis en place des projets visant à désengorger le centre-ville, en développant les infrastructures pour favoriser l’utilisation du transport public et réduire le nombre de véhicules privés sur les routes.
Les autorités encouragent également les initiatives de mobilité partagée, comme le covoiturage, pour limiter le nombre de voitures en circulation. Ces mesures sont d’autant plus urgentes que les tendances actuelles montrent une aggravation de la congestion à l’échelle mondiale, une situation qui ne semble pas se stabiliser, selon les dernières observations de Tomtom. La ville devrait donc accélérer la mise en place de ces solutions pour éviter que la situation ne se dégrade davantage.
Le développement de l’infrastructure cyclable est une autre solution envisagée pour réduire la dépendance à la voiture et améliorer la qualité de l’air en ville. À terme, un réseau cyclable plus dense et mieux intégré aux autres moyens de transport pourrait permettre aux habitants de se déplacer plus rapidement et de façon plus écologique.








